Lane Hutson ne quitte plus la patinoire. Après seulement six matchs cette saison, le jeune défenseur du Canadien de Montréal a déjà accumulé 160:54 de temps de jeu, un sommet pour un joueur du Tricolore à ce stade-ci d’une saison depuis que la LNH compile officiellement cette statistique, soit depuis 1997-1998.
C’est le compte Guillaume Villemaire qui a sorti la statistique, mardi soir, après la victoire de 4-3 en fusillade contre les Sabres de Buffalo. Et le classement donne le vertige : Hutson devance P.K. Subban (157:52 en 2015), Eric Weinrich (157:41 en 1999), Shea Weber (157:29 en 2016) et, encore lui, Shea Weber (157:17 en 2017).
Table des matières
Un sommet vieux de près de 30 ans

Quand on parle de temps de jeu chez le Canadien, les noms qui reviennent sont ceux des chevaux de trait de l’organisation : Weber, Subban, Weinrich. Des défenseurs établis, dans la force de l’âge, qui avalaient les grosses minutes dans les moments qui comptent.
Lane Hutson vient de tous les devancer. Avec 160 minutes et 54 secondes après six rencontres, il détient le plus haut total de l’histoire du club à ce stade-ci d’une saison depuis 1997-1998, première campagne où la ligue a commencé à mesurer précisément le temps de glace. Derrière lui : P.K. Subban avec 157:52 en 2015, Eric Weinrich avec 157:41 en 1999, puis Shea Weber à deux reprises (157:29 en 2016 et 157:17 en 2017).
Le moteur du Canadien
Ce n’est pas un hasard si Martin St-Louis s’appuie autant sur son jeune arrière. Hutson est devenu le véritable moteur de la relance montréalaise, celui par qui transitent les sorties de zone et l’attaque à cinq. Mardi soir contre Buffalo, il a d’ailleurs trouvé le fond du filet en avantage numérique à 5 contre 3, un but qui a permis au CH de recoller au score.
À ce rythme, le numéro 48 ne se contente plus de suivre les traces des grands défenseurs offensifs du Canadien : il est en train de tracer sa propre voie, une présence à la fois.
Source : Guillaume Villemaire

