Préserver une avance de deux buts : le Canadien et les Blackhawks partagent le même problème

Le Canadien n’est pas seul à peiner à protéger ses avances : il a trouvé son pendant à Chicago. Dans un texte publié vendredi depuis Chicago, le chroniqueur Jonathan Bernier du Journal de Montréal dresse le parallèle entre les deux jeunes formations qui s’affrontent ce vendredi soir : depuis le début de la saison, les Blackhawks ont déjà laissé filer trois avances de deux buts.

Trois avances de deux buts échappées par Chicago

Cole Caufield

Selon le décompte rapporté par le Journal de Montréal, l’équipe de Jeff Blashill a laissé filer une priorité de deux buts à trois occasions depuis le début de la saison. Chicago s’en est tout de même tiré avec deux victoires — dont une en prolongation — et une défaite dans ces trois matchs. L’article souligne que le Canadien éprouve lui aussi des ennuis à préserver ses avances : face aux Sharks, mardi, Montréal a vu une avance de deux buts fondre avant de s’incliner 4-3 en prolongation.

Blashill : apprendre à ne pas se battre soi-même

Pour l’entraîneur des Blackhawks, on ne peut pas accélérer la maturité d’une équipe ni sauter les étapes de l’apprentissage : une jeune équipe talentueuse doit apprendre à ne pas se battre elle-même. Blashill se dit persuadé que la situation ressemble beaucoup à ce que Martin St-Louis voit à Montréal, lui qui répète que ses joueurs en font parfois trop à des moments mal choisis — sa fameuse « gestion du cadran ». Chicago présente l’une des formations les plus jeunes du circuit : 12 de ses joueurs réguliers ont 25 ans et moins, dont Anton Frondell (19 ans), Artyom Levshunov (20 ans), Oliver Moore (21 ans), Frank Nazar (22 ans) et Connor Bedard (21 ans).

Bedard refuse la patience

Le capitaine des Blackhawks, Connor Bedard, refuse pour sa part la rhétorique de la reconstruction : « On veut gagner. On veut passer à la prochaine étape ». Comme preuves que c’est possible, il cite le parcours du Canadien jusqu’en finale de l’Association de l’Est et les Ducks d’Anaheim, qui ont gagné une ronde contre les Oilers d’Edmonton. Blashill ajoute que Chicago est un peu plus jeune que Montréal et Buffalo, mais que ces deux exemples montrent que lorsque ça finit par cliquer, ça clique — à condition d’apprendre à gérer les matchs. La conclusion de Bernier : il est impossible de prendre des raccourcis.

Source : Journal de Montréal (Jonathan Bernier)

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