Table des matières
- Garder ses cartouches pour le bon joueur
- McDavid en rêve, O’Reilly et Larkin en variables
- En attendant : Kapanen au centre du premier trio
La question est sur toutes les lèvres depuis l’annonce de l’absence de Nick Suzuki : pourquoi le Canadien n’a-t-il pas bougé l’été dernier pour se donner de la profondeur au centre ? À l’émission JiC de TVA Sports, dans des propos rapportés par le Journal de Montréal, l’animateur Jean-Charles Lajoie s’est dit désabusé devant ce qu’il perçoit comme de l’immobilisme, et Renaud Lavoie s’est fait l’avocat du diable pour expliquer la patience de Kent Hughes.
Garder ses cartouches pour le bon joueur
L’argument de Lavoie tient en une métaphore de chasse : un directeur général dispose d’un nombre limité de cartouches — ses choix, ses espoirs, son espace sous le plafond — et les dépenser sur un joueur qui n’est ni son plan A, ni son plan B, ni son plan C peut lui coûter très cher le jour où la vraie occasion se présente. Brûler ses meilleures munitions pour un centre de dépannage, c’est risquer de regarder passer le gros gibier sans pouvoir tirer. Photo : Ryan O’Reilly (NHL).
McDavid en rêve, O’Reilly et Larkin en variables
Lavoie invite même à pousser le raisonnement jusqu’au rêve : si un joueur du calibre de Connor McDavid devenait un jour accessible, le Canadien se féliciterait d’avoir gardé ses cartouches intactes. Pour les noms plus réalistes, les obstacles sont réels : Ryan O’Reilly, le préféré de Lavoie, n’est pas certain de vouloir quitter Nashville, et dans le cas de Dylan Larkin, une variable importante échappe tout simplement au contrôle du Canadien. Autrement dit, bouger pour bouger n’aurait pas forcément mis un meilleur centre à la disposition de Martin St-Louis aujourd’hui.
En attendant : Kapanen au centre du premier trio
En attendant un éventuel mouvement et le retour de Suzuki, la solution est interne : jusqu’à preuve du contraire, c’est Oliver Kapanen qui pilotera le premier trio, et ce dès vendredi, à Chicago, contre les Blackhawks. Le pari de la direction est donc double : que ses jeunes centres tiennent le fort pendant l’absence du capitaine, et que ses cartouches gardées en réserve finissent par payer au bon moment.
Source : Journal de Montréal — « Pourquoi le CH n’a pas encore bougé pour obtenir un centre » (propos de Renaud Lavoie à l’émission JiC, TVA Sports)

