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La séquence de 546 matchs consécutifs de Nick Suzuki prend fin : le capitaine du Canadien ratera deux à quatre semaines en raison d’une blessure à un doigt, subie en bloquant un tir mardi. Pour la première soirée sans lui, Montréal a répondu avec une victoire convaincante de 4 à 1 contre les Blackhawks, vendredi à Chicago. Dans sa chronique Call of the Wilde sur Global News, le chroniqueur Brian Wilde raconte comment le club a relevé le défi.
Jake Evans se lève, le Canadien tient enfin son avance

Lui qui n’avait pas encore marqué cette saison, Jake Evans a été le héros offensif du match. En première période, son trio a construit un superbe jeu de passes : Owen Beck vers Kirby Dach, qui l’a alimenté devant le filet pour un tir du côté éloigné. En deuxième, en désavantage numérique, Evans et Kaiden Guhle ont mené un deux contre un terminé par un tir dans la lucarne, par-dessus l’épaule de Spencer Knight. Evans a ensuite préparé le premier but de la saison de Guhle, un tir de la pointe à travers la circulation. Soirée de trois points pour Evans, et le trio Beck-Dach-Evans a connu son meilleur match de la saison, selon Wilde.
Mike Matheson a complété la marque dans un filet désert, à son premier match de retour au jeu, aux côtés de Lane Hutson. Surtout, le Canadien a enfin protégé une avance de 3 à 1 : Chicago n’a obtenu que quatre tirs en troisième période. La leçon demandée par Martin St-Louis après la défaite contre les Sharks — fermer le jeu au lieu de le garder ouvert — a été apprise.
Jacob Fowler, par les chiffres avancés
Devant le filet, Wilde s’appuie sur la statistique des buts sauvés au-delà des attentes (GSAE). Jakub Dobes, le meilleur de la LNH à ce chapitre lors des dernières séries, pointe seulement au 66e rang sur 68 gardiens cette saison. Jacob Fowler, lui, est 15e, et il a livré une performance de 1,16 GSAE à Chicago, gardant son équipe dans le match pendant une première période difficile.
Wilde souligne la technique de Fowler : il suit la rondelle avec calme et se place parfaitement pour les retours. Il rappelle aussi l’éloge récent de Carey Price : Fowler est le gardien qui lui rappelle le plus son propre style. Avec un tel écart entre ses deux gardiens, St-Louis, qui disait cette semaine ne pas aimer laisser un gardien inactif trop longtemps, devra peut-être revoir sa rotation, estime le chroniqueur.
Le casse-tête Oliver Kapanen sur le premier trio
Le point faible, selon Wilde : remplacer Suzuki est impossible. Le premier trio affichait 64 % des buts attendus cette saison ; avec Oliver Kapanen entre Cole Caufield et Juraj Slafkovsky, la part est tombée à 3 % pendant 40 minutes, avant de remonter à 37 % grâce à une bonne troisième période. St-Louis a préféré garder ses autres trios intacts pour préserver leur chimie ; il faudra de la patience, le temps que la chimie s’installe.
Wilde défend la patience de Kent Hughes
Enfin, Wilde prend la défense du directeur général Kent Hughes, critiqué pour ne pas avoir acquis un centre de deuxième trio cet été. Le but d’un DG n’est pas de gagner le championnat en octobre, rappelle-t-il, mais d’ouvrir une fenêtre de sept à dix saisons : sacrifier des talents de 20 ans pour un centre de 34 ans n’aurait amélioré qu’une seule saison. Le mois sans Suzuki sera difficile, mais le club peut survivre, et la date limite des échanges offrira une autre occasion. Wilde note aussi que Michael Hage pourrait arriver dès cette saison, après les séries de la NCAA avec Michigan, l’équipe classée première au pays : à la mi-avril si les Wolverines atteignent le Frozen Four, ou pour la fin du calendrier régulier sinon.

