Table des matières
- Une guigne qui s’acharne, un capitaine qui tombe
- Une carence de talent au centre connue depuis février
- Prendre des risques, le prix à payer selon la chronique
La blessure de Nick Suzuki ne fait pas que priver le Canadien de son capitaine pour deux à quatre semaines : selon une chronique publiée jeudi soir sur TVA Sports, elle expose surtout l’inaction de la direction, qui ne s’était pas prémunie contre la perte de son centre numéro un.
Une guigne qui s’acharne, un capitaine qui tombe
La chronique rappelle d’abord l’accumulation des absences : Ivan Demidov porte toujours une botte protectrice et n’a disputé que deux matchs, Mike Matheson et Kaiden Guhle n’en ont joué que cinq, et Oliver Kapanen revient à peine. Voilà maintenant que le CH perd son capitaine et homme de fer, dont la séquence s’arrête, pour une période de deux à quatre semaines — une absence évaluée à huit à 15 matchs sans son centre de premier trio, son catalyseur et son gagnant du trophée Selke. Une catastrophe qui pourrait valoir au club, selon le texte, une exclusion du tableau des séries en avril. « Rien d’alarmiste, ici. Plutôt réaliste », écrit le chroniqueur.
Une carence de talent au centre connue depuis février
Le cœur de la charge : « Tout le Québec voit depuis février dernier que le Tricolore a une carence de talent au centre ». À la date limite des transactions, en mars, le club gagnait sans relâche et semblait engagé à surprendre, pendant que les Panthers de la Floride abandonnaient après la blessure de leur capitaine Aleksander Barkov. « Il y avait un coup à jouer. Qu’ont fait Jeff Gorton et Kent Hughes ? Rien ! » Même refrain, selon la chronique, au repêchage, au 1er juillet, au camp d’entraînement et depuis le début de la campagne : aucune transaction ni acquisition de premier ordre, alors que Jake Evans au centre du deuxième trio « n’avait aucun sens » et que le jeune Kapanen avait craqué après un excellent départ. « Ne me parlez pas de Chris Kreider, s’il vous plaît », tranche le texte.
Prendre des risques, le prix à payer selon la chronique
La chronique ajoute que Suzuki « joue des bras depuis le début de la campagne » et que son implication physique « dépasse toute logique », lui qui faisait sur son trio « le sale boulot que Juraj Slafkovsky devrait faire ». Gorton et Hughes sont décrits comme « trop brillants… mais économes », dirigeant « pour ne pas perdre ». Conclusion du texte : le sport professionnel exige de prendre des risques, et ce n’est pas la blessure de Suzuki qui fait mal, mais « le laxisme des hauts dirigeants à payer le prix demandé pour aller chercher les éléments manquants ». Reste une question, selon le chroniqueur : « Pensez-vous qu’il n’y a pas désormais 31 directeurs généraux qui attendent leur appel avec le gros sourire ? »

