Kirby Dach

Bonne nouvelle, le Canadien aura bientôt un heureux problème

Bonne nouvelle : le Canadien s’est amélioré dans une facette de son jeu qui faisait défaut dans les dernières saisons. Dans sa chronique du Journal de Québec, Antoine Roussel salue l’ajustement défensif apporté par le club — un changement dont les effets se voient déjà dans les chiffres, et qui prépare un « heureux problème » pour Martin St-Louis.

Ivan Demidov du Canadien de Montréal

Le « swarm », l’ajustement qui change tout

L’exemple est apparu samedi contre les Sabres de Buffalo : quand une rondelle s’arrête derrière le filet, le soutien arrive maintenant sans hésitation. En anglais, on appelle cela le « swarm » : un deuxième joueur arrive rapidement en surnombre pour étouffer la menace adverse sous la ligne des buts et, lorsque la situation le permet, les cinq joueurs se retrouvent dans le quart du territoire défensif. En haut de l’enclave, le Canadien conserve toutefois sa défensive homme à homme — une excellente décision, selon Roussel, et la meilleure façon de jouer dans la LNH actuelle, les joueurs étant trop habiles pour qu’on les laisse s’échanger la rondelle.

Plus de rondelles récupérées, plus de chances de marquer

Le stratagème fonctionne : depuis le début de la saison, le Canadien n’a plus à subir les longues présences répétées en zone défensive qui le minaient les dernières années. En étouffant le jeu sous la ligne des buts, le club récupère davantage la rondelle, passe moins de temps dans son territoire et accorde moins de chances de marquer de qualité. Résultat : le Canadien fait désormais partie des 10 formations qui obtiennent le plus de chances de marquer, un signe extrêmement positif pour son jeu à cinq contre cinq. Les joueurs de profondeur en profitent aussi : moins de temps en zone défensive, c’est plus d’énergie pour être agressifs en échec avant et distribuer des mises en échec.

Et quand Demidov reviendra…

C’est là que surgira l’« heureux problème » : grâce à ce changement, Montréal compte actuellement trois trios qui fonctionnent — et Ivan Demidov est absent. À son retour, si l’on ne veut pas changer la formule gagnante, Demidov jouerait avec Jake Evans et Oliver Kapanen ; il a d’ailleurs déjà passé une grande partie de la saison dernière avec Kapanen. Avoir quatre trios qui fonctionnent, ce n’est pas un problème : c’est la marque des équipes qui gagnent la coupe Stanley, rappelle Roussel. Ce sera alors à Martin St-Louis de gérer le temps d’utilisation de ses attaquants et de donner à chacun un rôle très précis.

Source : Journal de Québec — chronique d’Antoine Roussel (propos recueillis par Jessica Lapinski)

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