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Après la défaite en prolongation contre les Sharks, mardi, Jakub Dobes s’est livré à une séance d’introspection publique devant les médias, visiblement fâché contre lui-même. Dans sa chronique du Journal de Montréal, Jonathan Bernier s’attarde à cette habitude du gardien du Canadien : sa fougue est une qualité, mais elle peut devenir un défaut quand il se flagelle au lieu de faire confiance à son talent.
Un gardien qui se flagelle

L’entraîneur des gardiens du Canadien, Marco Marciano, décrivait déjà le trait de caractère de Dobes le 7 octobre, avant même le début de la saison. « Il est rapide à se flageller. On travaille pour qu’il soit plus doux envers lui-même après une défaite ou quand il accorde un mauvais but. Les gens pensent qu’en se fouettant, on va se relancer, mais ce n’est pas le cas », expliquait Marciano.
Selon lui, Dobes ne doit pas tomber dans un cercle vicieux : s’il est moins dur envers lui-même, il y aura moins de hauts et de bas dans son jeu.
Le contraire de Samuel Montembeault
Bernier contraste Dobes avec Samuel Montembeault, qu’il décrit comme apaisé : le gardien québécois travaille avec le psychologue sportif Jean-François Ménard, garde facilement le sourire et se montre moins frustré après un mauvais but. Ménard fait aussi partie de l’entourage de Dobes, et le chroniqueur espère un effet semblable à long terme.
Le chroniqueur note aussi que Dobes semble toujours chercher l’approbation des médias et des partisans quand il répond aux questions, ses réponses étant teintées par ce qu’il croit qu’on veut entendre — contrairement à Montembeault, qui dit davantage ce qu’il pense. Au printemps 2025, écarté des séries au profit de Montembeault, Dobes avait déclaré que si le Canadien était éliminé, il penserait que c’était de sa faute.
Pas le seul responsable
Bernier prend toutefois soin de nuancer : il n’y a pas que Dobes. Le Canadien a accordé au moins quatre buts dans cinq de ses neuf matchs cette saison, et sa défensive ne l’a pas aidé mardi contre les Sharks. Le gardien n’a donc pas à porter cette défaite seul sur ses épaules.
Source : Journal de Montréal — Jonathan Bernier, « Une mauvaise habitude à casser pour Jakub Dobes »

