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Le Canadien de Montréal disputera dimanche le cinquième match extérieur de son histoire — un sommet pour une équipe canadienne — contre les Jets de Winnipeg, dans le cadre de la Classique Héritage Tim Hortons 2026 au Princess Auto Stadium de Winnipeg (19 h, heure de l’Est ; TVA Sports, Sportsnet). Le Canadien présente une fiche de 2-2-0 à ses quatre premiers matchs en plein air. À Chicago, où le club a gagné vendredi, la journaliste Tracey Myers de NHL.com a demandé à plusieurs joueurs — et à leur entraîneur — ce que jouer dehors représente pour eux. Réponses : des souvenirs d’enfance, une occasion ratée il y a quatre ans et un moment de famille.
Alexandre Carrier : l’occasion manquée de 2022, enfin rattrapée
Alexandre Carrier attend ce moment depuis plus de quatre ans. Le défenseur était alors avec les Predators de Nashville et devait jouer en plein air dans la Série des stades, le 26 février 2022. Malheureusement, il s’est blessé deux jours avant le match et a dû regarder l’événement de l’extérieur. Cette fois, il aura enfin sa chance.
« Ça va être génial », a dit Carrier au sujet du match de dimanche. « Toutes les familles seront là aussi. Avec ma fille et ma famille, ce sera encore plus spécial, mais ça te ramène à l’enfant en toi, non? Tous les souvenirs de jeunesse à jouer dehors. Ce sera excitant. »
Le défenseur québécois a littéralement grandi à côté d’une patinoire extérieure : « J’ai grandi de l’autre côté de la rue d’une patinoire extérieure, alors chaque fois après l’école, c’est là que j’allais. J’avais un frère et on jouait tout le temps. J’ai passé tellement d’heures à jouer au hockey dehors, et encore aujourd’hui, c’est un de mes meilleurs souvenirs de hockey. »
Mike Matheson : les patinoires de Pointe-Claire

Pour Mike Matheson, ce sera un premier match extérieur dans la LNH. Il en a toutefois disputé un dans la NCAA, avec Boston College, et ce match lui a rappelé ses journées de hockey extérieur à Pointe-Claire, dans l’ouest de l’île de Montréal.
Comment choisissait-il sa patinoire? « Celle qui avait la meilleure glace », a-t-il répondu en riant. « Après l’école, on faisait le tour de toutes les patinoires pour voir lesquelles étaient bonnes. On avait un groupe de famille et d’amis dans le quartier, et il y avait trois patinoires extérieures à notre endroit. On allait sur l’une jusqu’à ce qu’elle soit trop enneigée, puis on embarquait tous dans la camionnette d’un ami, qui nous conduisait à la suivante avec tout l’équipement. On débarquait, on y allait jusqu’à ce qu’elle soit trop enneigée elle aussi. On allait partout. »
Martin St-Louis : l’amour du jeu né sur les patinoires extérieures
Les joueurs ne sont pas les seuls à replonger dans leurs souvenirs. Ce sera aussi un premier match extérieur dans la LNH pour l’entraîneur-chef Martin St-Louis, qui n’a jamais eu l’occasion d’en disputer un comme joueur avec les Flames de Calgary, le Lightning de Tampa Bay et les Rangers de New York.
« Je pense que j’aime autant le hockey parce qu’il était si accessible en bas âge avec les patinoires extérieures », a dit St-Louis. « Bien sûr, je jouais dans mon équipe de ville et j’avais des entraînements, mais j’ai passé beaucoup plus de temps sur les patinoires extérieures que dans quoi que ce soit d’organisé, et je sens que c’est là que mon amour du jeu est né. »
Son plus beau souvenir? Les matchs du soir, sous les lumières : « Ma mère me laissait aller jouer le soir avec les lumières allumées. J’avais peut-être 10 ans, 12 ans. C’étaient les meilleurs matchs. Les plus vieux étaient là, et je sentais que j’avais gradué. J’étais avec les grands maintenant, à jouer sous les lumières. Et ce n’était pas nécessairement tard, parce que, comme vous le savez, l’hiver ici, il fait noir vers 16 h ou 17 h. Mais j’avais l’impression d’avoir gradué. »
Phillip Danault : un troisième match extérieur, en famille
Phillip Danault, lui, en sera à son troisième match extérieur dans la LNH. Il portait alors les couleurs des Blackhawks de Chicago lors de leur défaite de 6-1 contre le Wild du Minnesota dans la Série des stades 2016, au TCF Bank Stadium de Minneapolis, puis celles du Canadien lors de la défaite de 3-0 contre les Sénateurs d’Ottawa à la Classique LNH100 de 2017, au parc Lansdowne d’Ottawa. Il aimerait un meilleur résultat cette fois, mais le moment sera spécial de toute façon : son fils Phillip-Edouard, 7 ans, et sa fille Adelia-Rose, 4 ans, seront là pour la première fois, et son fils pourra même patiner sur la glace.
« C’est la première fois pour ma famille, mes enfants, de voir le match et tout », a dit Danault. « Mon fils a 7 ans, alors il pourra patiner sur la glace et vivre une situation vraiment unique. C’est toujours quelque chose de spécial. Quand j’étais plus jeune, je patinais dehors juste pour le plaisir. Maintenant, c’est mon travail. Tu sors là et tu as cette petite tendance à faire un peu ce que tu veux, mais tu dois rester concentré sur le match. Mais c’est tellement spécial chaque fois. Ça te rappelle de bons vieux souvenirs. »
Car contrairement aux parties d’enfance, celle de dimanche comptera au classement. D’ici là, elle aura fait retomber tout le monde en enfance.
Source : Tracey Myers, NHL.com

