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Un match qui en dit long
Alexandre Carrier a disputé un très bon match mardi contre les Sabres, alors que la défensive du Canadien s’en est bien tirée en l’absence de Mike Matheson.
Le Québécois a cadré deux tirs et en a surtout bloqué trois, dont un en fin de prolongation alors que Juraj Slafkovsky était au cachot : un plomb de Tage Thompson devant lequel il n’a pas hésité à se projeter, avant de se relever tout sourire.
Une aubaine à régler avant le 1er juillet
Carrier a eu 30 ans la semaine passée. Il écoule la dernière année d’un pacte de trois saisons à 3,75 millions $, une véritable aubaine sous le plafond salarial d’aujourd’hui. Et il pourra devenir libre comme l’air le 1er juillet.
Arrivé à Montréal en retour de Justin Barron — qui a depuis quitté Nashville —, Carrier file le parfait bonheur avec le CH. Son épouse pratique la médecine ici, la famille est heureuse, et il ne ressent aucune pression à parler français sous l’uniforme tricolore. Il fait partie de ces gars de la place qui performent mieux en jouant pour l’équipe de leur enfance.
Le chroniqueur de TVA Sports, qui le connaît depuis plus de 20 ans, le décrit comme rassurant pour son entraîneur et ses dirigeants : stable, fiable, peu de bourdes coûteuses. Il joue à l’intérieur de ses limites en les repoussant toujours au maximum. Son intelligence au jeu est sa principale force : il anticipe, il n’a pas froid aux yeux, il a un bon bâton défensif et il bloque des lancers à profusion.
L’été dernier, Alex Newhook a signé quatre ans à 5,5 millions $ par saison alors qu’il lui restait une année de contrat — réglé rapidement, sans scandale. Avec Zachary Bolduc, les négociations ont été plus ardues. Pour Carrier? Aucun signe d’un nouveau pacte à l’horizon.
La profondeur, ça se paie
David Reinbacher est la seule valeur en développement sur le flanc droit de la défensive, et on ignore encore quand son potentiel se déploiera pleinement. Noah Dobson, avec son salaire gargantuesque, est ici pour rester. Le seul autre droitier naturel, c’est Carrier.
Sa profondeur est providentielle : un pompier de choix si le feu prend dans le top 4. Lane Hutson, Dobson, Kaiden Guhle et Reinbacher devraient former le top 4 des grands honneurs ; Matheson et Carrier seraient des atouts inestimables sur un troisième duo.
Le verdict du chroniqueur : il est temps pour Jeff Gorton et Kent Hughes de récompenser Carrier — quatre ou cinq ans, et rien sous les 5 millions $. C’est sans danger : Carrier a toujours redonné.
Source : TVA Sports

