Samedi soir au Centre Bell, dès les premières minutes du match entre le Canadien de Montréal et les Red Wings de Detroit, un chant a résonné bien fort dans les gradins : « We Want Larkin ». Des partisans montréalais ont ainsi tenté de convaincre le centre américain d’ajouter le Tricolore à sa courte liste de destinations acceptables pour une transaction.
L’initiative n’a pas plu à tout le monde. Grant McCagg, ancien recruteur du Canadien, a réagi vivement sur les réseaux sociaux, qualifiant ces chants d’« embarrassants ». Selon lui, il faut aussi penser à Alex Newhook : comment le jeune attaquant a-t-il pu se sentir en entendant la foule réclamer son éventuel remplaçant? C’est lui qui serait le grand perdant si Larkin débarquait à Montréal.
L’auteur de l’article nuance toutefois l’efficacité de la démarche : Larkin ne voulait pas venir au Canada au départ, et des chants scandés des estrades ne changeront probablement pas son avis. La réticence à jouer au Canada dépasserait même le seul cas Larkin : sa famille aurait aussi son mot à dire, et le traitement réservé à Connor Hellebuyck et à sa famille à Winnipeg après sa demande de transaction n’a certainement pas aidé la cause des marchés canadiens.
Sa conclusion est tranchée : si on doit tordre le bras d’un joueur pour le convaincre de venir, mieux vaut ne pas l’acquérir du tout. Soit on veut jouer à Montréal, soit on ne veut pas. Et compte tenu de la culture bâtie au sein de l’organisation, Larkin ne serait pas l’ajout idéal : sur papier, il ferait un excellent centre de deuxième trio, mais au-delà de ça, le risque n’en vaudrait pas la peine.
Source : Dose.ca

