Table des matières
- Un premier trio qui gagne son duel contre Celebrini
- La domination qui ne se traduit pas en victoire facile
- Luke Mittelstadt, la carte cachée de septième ronde
Avec une seule victoire en temps réglementaire à leurs huit premiers matchs, les Canadiens de Montréal vivent un début de saison difficile malgré une fiche respectable, sauvée par les victoires en prolongation. La visite des Sharks de San Jose, mardi au Centre Bell, devait être l’occasion de repartir du bon pied, en particulier pour Jakub Dobes, qui connaît des difficultés surprenantes devant son filet. Dans sa chronique Call of the Wilde publiée sur Global News après le match, le chroniqueur Brian Wilde constate que le même scénario s’est répété : le Canadien s’est bâti une bonne avance, sans être capable de la protéger. San Jose l’a finalement emporté 4-3 en prolongation.
Un premier trio qui gagne son duel contre Celebrini
Les entraîneurs ont choisi d’opposer la force à la force : le trio de Macklin Celebrini contre celui de Nick Suzuki. Les amateurs de hockey ont été les grands gagnants, souligne Wilde, rappelant que les deux trios affichaient chacun une part des buts attendus de 65 % depuis le début de la saison.
Le trio de Suzuki a pris l’avantage en première période, gardant souvent Celebrini coincé dans son territoire. Le capitaine a marqué sur une passe de Juraj Slafkovsky, d’un tir dans le haut du filet, côté mitaine. En deuxième période, le trio a dominé : Slafkovsky a inscrit ce que Wilde décrit comme le plus beau but de sa carrière — il a fait passer la rondelle par-dessus le bâton de Darnell Nurse en pleine course, l’a contourné, puis a glissé la rondelle derrière Alex Nedeljkovic, tombé au sol. Suzuki a ensuite récupéré la rondelle derrière le filet pour nourrir Cole Caufield, auteur de son 6e but de la saison — six buts en neuf matchs, et plus personne ne s’inquiète de son début de saison, note le chroniqueur.
Wilde salue aussi le match d’Adam Engstrom, de loin son meilleur comme défenseur du Canadien : son duo avec Arber Xhekaj a été si solide que Xhekaj s’est vu confier plus de minutes qu’à l’habitude. Alexandre Carrier joue le meilleur hockey de sa carrière et forme avec Kaiden Guhle un duo défensif fiable comme Montréal n’en a pas eu depuis des années, selon Wilde. Oliver Kapanen multiplie les jeux intelligents et a transformé le quatrième trio, tandis que Phillip Danault a encore livré un fort match : « Il est toujours du bon côté de la rondelle », écrit Wilde, ajoutant que Danault méritait un but — son tir de 15 pieds a frappé la barre transversale.
La domination qui ne se traduit pas en victoire facile
Le chroniqueur trouve étrange de voir une équipe qui, après deux saisons misérables en possession de rondelle tout en gagnant ses matchs, domine maintenant la possession sans parvenir à gagner facilement. Mardi, la domination montréalaise était totale en début de match, puis une erreur a tout changé : pressé par Will Smith, Jake Evans a tenté une passe dangereuse, interceptée par Celebrini, qui a battu Dobes en échappée d’un tir que Wilde qualifie de formidable — difficile, selon lui, de blâmer le gardien sur ce jeu.
La suite a été moins rose pour Dobes : l’anxiété est revenue dans son jeu, il a commencé à survendre ses déplacements latéraux. Sur le deuxième but des Sharks, Wilde pointe Noah Dobson, qui a encore mal joué un deux contre un après un revirement de Lane Hutson : placé entre les deux attaquants, Dobson devait couper la passe et concéder le tir, une leçon de base qu’un joueur de son calibre ne devrait plus avoir à apprendre, selon le chroniqueur. « N’essaie pas d’en faire trop. Fais simplement ce qui est juste », résume Wilde.
En prolongation, Dobes a fait exactement le contraire : il a sorti le bras alors que le Canadien avait la rondelle, interférant clairement avec le joueur des Sharks. La pénalité était méritée, tranche Wilde, et San Jose en a profité pour marquer en avantage numérique et voler le match à Montréal. Conclusion du chroniqueur : « une autre soirée à oublier pour Dobes ».
Luke Mittelstadt, la carte cachée de septième ronde
La section « Wilde Cards » est consacrée à Luke Mittelstadt. Wilde rappelle qu’un joueur repêché en septième ronde n’a que 2 % de chances de jouer dans la LNH et que, depuis 2017, seul Dustin Wolf s’y est taillé un poste régulier, Devon Levi étant sur le point d’y arriver. Or Mittelstadt, 197e choix de l’Université du Minnesota, excelle à ses débuts professionnels : il mène la Ligue américaine au chapitre des points pour un défenseur avec 4 buts et 9 passes pour 13 points en six matchs.
Le plus encourageant, selon Wilde, c’est que Mittelstadt est d’abord reconnu comme un spécialiste défensif — il avait été nommé au sein de l’équipe d’étoiles du Frozen Four en 2023 et gagné le bronze avec les États-Unis au Mondial junior. Comme Lane Hutson, tombé au 62e rang avant de devenir recrue de l’année dans la LNH, c’est sa taille qui l’a fait glisser : à 5 pi 11 po, il ne joue toutefois pas petit, et ses décisions sont excellentes. Au dernier camp d’entraînement, c’est lui qui s’était démarqué parmi les défenseurs en lutte pour un poste, devant Engstrom et David Reinbacher. Wilde en est convaincu : Mittelstadt peut devenir un joueur de la LNH, et le Canadien finira par l’essayer au niveau supérieur.
Source : Global News — « Call of the Wilde », par Brian Wilde

