Unités spéciales du Canadien : beaucoup de travail à faire

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Un soulagement de courte durée

Unités spéciales du Canadien

Le Canadien a mis fin à une séquence de trois défaites samedi soir en battant les Red Wings de Detroit 1-0, dans un match marqué par trois buts refusés. La victoire fait du bien, mais elle ne règle rien : les unités spéciales de l’équipe demeurent médiocres, et c’est le principal chantier relevé par The Hockey Writers.

L’an dernier, la recette fonctionnait

Difficile de comparer cinq matchs à une saison complète de 82 rencontres, mais les tendances sont visibles. L’an dernier, l’avantage numérique du CH affichait un taux de réussite de 23,14 %, bon pour le 10e rang de la LNH, avec un bon volume d’occasions (11e pour les opportunités). Juraj Slafkovsky (15 buts), Nick Suzuki (11) et Cole Caufield (11) menaient la charge. En infériorité numérique, c’était plus laborieux : 78,23 % d’efficacité, 18e rang. L’avantage numérique compensait toutefois, et l’équipe a récolté 106 points au classement.

L’avantage numérique en chute libre

Cette saison, l’équilibre a disparu. Après cinq matchs, le jeu de puissance du Canadien pointe au 30e rang avec un maigre 5,88 % de réussite. L’argument du faible nombre d’occasions ne tient qu’à moitié : avec 17 avantages numériques, le CH a eu plus de chances que les Ducks, le Wild, les Bruins ou les Kings, qui affichent tous de bien meilleurs pourcentages.

L’infériorité numérique glisse aussi

Le désavantage numérique a reculé au 22e rang (76,19 %), et l’indiscipline n’aide pas : 21 punitions mineures en cinq matchs, le 8e pire total de la LNH. Arber Xhekaj a déjà passé 12 minutes au cachot, un sommet chez le Tricolore.

Les chiffres avancés sont cruels

Les statistiques avancées enfoncent le clou. À 5 contre 4, les buts attendus du Canadien (1,93) le placent au 28e rang — à titre comparatif, les Flyers, pourtant en plein marasme, sont à 3,36. Les buts attendus au-dessus de la moyenne (-0,93, 24e) et surtout le pourcentage de tirs bloqués en avantage numérique (38,24 %, 32e et dernier de la ligue) sont alarmants. Et à l’œil nu, le constat est le même : pendant que des équipes comme les Sénateurs ou le Kraken tirent au but dès qu’elles le peuvent, Lane Hutson, Caufield et Suzuki cherchent trop souvent le jeu parfait au lieu de décocher.

Un enjeu décisif pour la saison

La saison dernière a été grisante — de club en reconstruction à finaliste de l’Association de l’Est — mais personne ne peut se reposer sur ses lauriers. La plupart des artisans de l’avantage numérique de l’an dernier sont toujours là : ils connaissent la recette. Reste à retrouver l’instinct du tueur, car dans une ligue aussi serrée, ces deux minutes en supériorité numérique séparent souvent les bonnes équipes des grandes.

Source : The Hockey Writers

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