Il y a des lignes qui valent tous les trophées du monde. Sur la plaque qui immortalisera Carey Price entre les murs du Temple de la renommée du hockey, on peut lire dès la première ligne que l’ancien gardien du Canadien est un « membre de la Première Nation Ulkatcho ». Pour le gardien qui a grandi à Anahim Lake, un village de la Colombie-Britannique, cette mention était primordiale : elle souligne à grands traits tout le chemin parcouru, raconte Jonathan Bernier dans le Journal de Montréal.
« C’est important d’être fier de ses racines et d’être fier de soi-même, a-t-il mentionné. C’est important d’avoir des objectifs et tout faire pour y arriver. »
Table des matières
- Un petit avion, un père, et des centaines de kilomètres
- Lundi soir, le discours ; mardi, le Centre Bell
Un petit avion, un père, et des centaines de kilomètres

Carey Price n’a pas été le seul à tout donner pour se rendre jusqu’à la LNH. Son village natal était tellement isolé que son père, Jerry Price, avait pris la décision d’acheter un petit avion pour faciliter les déplacements entre le domicile familial et l’aréna le plus près.
« J’en ai passé du temps en avion, en camion et en auto avec mon père, a-t-il affirmé. Il vous dira qu’il n’aurait pas fait autrement, mais je suis reconnaissant pour lui et pour le reste de ma famille pour leur soutien. »
C’est en pensant à son père, mais également à sa mère Lynda, qui fut cheffe de conseil de la nation, que l’ancien gardien s’adressera à un parterre d’invités, lundi soir, lors de la cérémonie entourant son admission au panthéon du hockey.
Lundi soir, le discours ; mardi, le Centre Bell
Price s’attend à une soirée chargée d’émotion. Il sera accompagné d’une vingtaine de personnes pour la cérémonie de lundi.
« Ce sera assurément très émotif. Je l’ai lu mon discours à voix haute à quelques reprises. Ça se peut que j’étouffe quelques sanglots ici et là, a-t-il admis. Il y aura des moments émotifs, mais je pense que je serai capable de rester en contrôle. »
Et il ne sera pas au bout de ses joies : mardi soir, dans le cadre de la visite du Wild du Minnesota, le Canadien honorera à son tour le gardien le plus victorieux de son histoire, devant ses partisans au Centre Bell.
« J’ai été au cœur de plusieurs célébrations du genre. Je n’ai aucun doute que ce sera une soirée spéciale. J’imagine que ce sera plus émotif que lundi. »
D’Anahim Lake au Temple de la renommée, puis de Toronto au Centre Bell en 24 heures : peu de parcours racontent aussi bien ce que le hockey peut demander — et ce qu’une famille peut donner.
Source : Journal de Montréal — Jonathan Bernier, « Carey Price au Temple de la Renommée : un homme fier de ses racines autochtones » (texte aussi publié par TVA Sports)
