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Réuni depuis cinq matchs, le premier trio du Canadien a offert sa performance la plus aboutie de la saison, samedi soir au Centre Bell. Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky et Cole Caufield ont combiné leurs efforts pour cinq points dans la victoire de 4-3 en prolongation contre les Sabres de Buffalo. Dans son analyse pour Sportsnet, Eric Engels explique pourquoi cette soirée pourrait marquer le vrai départ du trio sur lequel le Tricolore compte pour grimper au classement.
Un trio dominant à cinq contre cinq

Selon Martin St-Louis, les trois joueurs « voulaient être la différence » — et ça s’est vu dès la première présence. Sans attendre le jeu de puissance, où Suzuki et Slafkovsky ont préparé le but égalisateur de Zachary Bolduc, le trio a pris le match en main à cinq contre cinq, multipliant les occasions en première période. Au terme de la soirée, il avait contrôlé 76 % des tentatives de tir et 97 % des buts attendus lorsqu’il était sur la glace.
C’est Cole Caufield qui a fait le reste au tableau indicateur : un premier but sur un des nombreux jeux brillants de Slafkovsky, puis le but vainqueur sur une échappée à la 61e minute de jeu — comme il sait si bien le faire un samedi soir. Pour un trio qui compte parmi les plus dominants de la LNH depuis trois ans, mais qui n’avait pas encore retrouvé sa chimie cette saison, la soirée a eu des airs de retour à la normale. « Honnêtement, ça ressemblait un peu plus à l’an passé, a dit Caufield. Quand tu ne commences pas l’année avec les mêmes trois joueurs, ça peut prendre un peu de temps avant de revenir à la normale. Il n’y a pas d’excuse, mais j’ai aimé notre façon de jouer. J’espère qu’on pourra bâtir là-dessus. »
Suzuki, un match complet
La seule mention d’aide du capitaine ne dit pas tout de sa soirée. En 24 présences, Nick Suzuki a remporté 12 de ses 20 mises au jeu, distribué trois mises en échec, réussi deux vols de rondelle et bloqué un tir, en plus de frapper un poteau en première période et la barre transversale en deuxième. Le gagnant en titre du trophée Selke a été bien plus complet que lors de son match de quatre points dans la défaite de 6-5 contre Pittsburgh.
Slafkovsky, lui, était passé complètement à côté de ce match à Pittsburgh, où il ne jouait même pas avec Suzuki et Caufield. Cette fois, son entraîneur et ses compagnons ont vu le joueur de puissance à son meilleur : « J’ai vu de bonnes intentions, des détails, il a utilisé son corps, il a bloqué des tirs ce soir, a dit Caufield à son sujet. Juste sa lourdeur en échec avant, qui crée des revirements avec son bâton et son corps et prolonge nos présences en zone offensive — quand il est à son meilleur, on voit à quel point il est bon dans ces choses-là. » Suzuki a ajouté que la pression appliquée par le trio, partout sur la glace, lui avait permis de frapper rapidement.
La profondeur en appui
Le premier trio n’était pas seul. Celui de Zachary Bolduc, Alexandre Texier et Phillip Danault vole depuis cinq matchs et a encore été récompensé contre les Sabres, Texier inscrivant son premier but de la saison. La combinaison de Josh Anderson, Alex Newhook et Chris Kreider n’a pas marqué samedi, mais elle avait été déterminante contre Buffalo en début de semaine. Et à ses débuts cette saison, Oliver Kapanen, aux côtés de Jake Evans et Kirby Dach, a donné au quatrième trio une présence en zone offensive que le Canadien n’avait pas encore eue cette saison.
Reste que, comme le souligne Engels, c’est le trio formé d’un centre de 100 points, d’un marqueur de 50 buts et d’un attaquant de puissance dominant qui doit propulser le Canadien hors du milieu du classement. Samedi, Jacob Fowler a complété le travail avec 23 arrêts et la victoire a ramené le Tricolore au-dessus de la barre des ,500. Si la chimie retrouvée de Suzuki, Slafkovsky et Caufield se maintient, la poussée pourrait bien suivre.
