Le Canadien recevra les Red Wings de Detroit samedi soir au Centre Bell, et l’occasion semble belle pour se relancer. Après un lent début de saison — une seule victoire en quatre matchs et une infirmerie qui déborde avec Ivan Demidov, Oliver Kapanen, Samuel Montembeault et Kaiden Guhle — le Tricolore affronte un adversaire qui traverse une tempête bien pire, comme le souligne l’analyse d’Éric Leblanc.
Parce qu’à Detroit, ça brasse solide depuis des mois. Premier éléphant dans la pièce : Dylan Larkin. L’attaquant américain a passé tout l’été à espérer être échangé, sans que son vœu soit exaucé. On lui a retiré son titre de capitaine, il a raté les premiers matchs de la saison en raison d’une blessure, et il s’est fait huer sans retenue par ses propres partisans à son premier match. Il a tenté de calmer le jeu avec deux points mardi, mais le dossier bouille depuis longtemps.
Deuxième éléphant : Simon Edvinsson. Le défenseur de 23 ans est au cœur d’une dispute contractuelle depuis le 1er juillet et n’a toujours pas signé. Il est retourné s’entraîner en Suède en attendant que la situation se règle, et près d’une dizaine d’équipes de la LNH ont manifesté de l’intérêt pour lui. Signera-t-il à Detroit ou sera-t-il échangé? La question plane toujours.
Troisième éléphant : pour gérer tous ces dossiers, les Red Wings misent sur un directeur général par intérim. Shawn Horcoff s’est fait confier les clés de l’organisation, mais sans doute pas avec une pleine confiance, puisque le mot « intérimaire » a été ajouté à son titre.
Malgré tout ce brouhaha, méfiance : après deux revers en lever de rideau, Detroit vient de signer une victoire de 5-3 contre les Sénateurs d’Ottawa. Et l’alignement a du mordant, avec des vétérans talentueux comme Larkin, Alex DeBrincat et Lucas Raymond, des jeunes prometteurs comme Emmitt Finnie, Nate Danielson et Michael Brandsegg-Nygard, et l’excellent Moritz Seider à la ligne bleue. Samedi, au lendemain de leur duel contre le Kraken de Seattle, les Wings disputeront leur premier match sur la route de la saison.
Le piège est donc bien réel : une équipe qui semble fragile de l’extérieur, mais qui a les éléments pour faire mal paraître ses adversaires. Les Canadiens sauront-ils profiter d’un adversaire affaibli pour se relancer? Réponse samedi soir.
Source : RDS
