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À quelques heures de la Classique Héritage, à Winnipeg, Martin St-Louis a pris le temps de s’asseoir avec Elliotte Friedman et Kyle Bukauskas pour un épisode spécial du balado 32 Thoughts, publié le 24 octobre. L’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal y parle avec une franchise rare de la précarité de son métier — et de sa façon de vivre avec. L’épisode donne aussi la parole à l’ancien des Jets Andrew Ladd, de passage avant le match des anciens.
Aucune inquiétude pour son avenir

Questionné sur son avenir derrière le banc, St-Louis ne se défile pas : « Je ne contrôle pas tout. Je ne sais pas combien de temps je vais être l’entraîneur, et je ne m’en inquiète pas. Je vais essayer d’être ma meilleure version chaque jour, aider ce groupe à atteindre ses objectifs, collectivement et individuellement. »
L’ancien joueur étoile dirige le Canadien depuis février 2022. Sous sa gouverne, le club a complété sa reconstruction et il présente une fiche de 5-3-2 avant le match extérieur de ce soir contre les Jets.
Gagner le respect, chaque jour
La suite est du même ton : « Si, au bout du compte, je ne suis pas le gars, alors je ne suis pas le gars. Je ne m’en inquiète pas. Je suis confiant que je fais tout ce que je peux pour gagner le respect de tout le monde, chaque jour. »
Et si cette attitude devait prolonger son séjour à Montréal? « Est-ce que ça nous fait continuer d’avancer? Est-ce que ça me garde ici plus longtemps? Je ne sais pas, mais je ne m’en soucie pas. Je suis à l’aise avec l’effort que je mets et l’attitude que j’apporte chaque jour. »
Des propos qui cadrent bien avec le personnage : depuis son arrivée à Montréal, St-Louis répète que le processus compte davantage que le bruit extérieur. Ce soir, son groupe a rendez-vous avec les Jets sous le ciel de Winnipeg — et son entraîneur, fidèle à lui-même, ne regardera pas plus loin que le match du jour.
