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Quelque chose a changé défensivement chez le Canadien depuis le match contre les Predators de Nashville, et les ajustements du nouvel entraîneur associé Derek Lalonde y sont pour beaucoup. Sans tambour ni trompette, le club est devenu beaucoup plus étanche dans son territoire.
Des tirs accordés en chute libre
Du 29 septembre au 6 octobre, la troupe de Martin St-Louis accordait en moyenne 30,3 tirs par match. Lors des trois rencontres suivantes, contre les Predators, les Sabres et les Capitals, ce rendement est tombé à seulement 22 tirs en moyenne. Mercredi à Washington, le CH n’a même concédé aucune occasion dangereuse pendant plus de 48 minutes.

Le défenseur Noah Dobson note que le groupe a bien accueilli les petits ajustements proposés par le nouvel entraîneur, même si ce genre de transition prend normalement du temps.
Le « swarm », l’essaim d’abeilles
Interrogé sur ces changements, Arber Xhekaj a souri : « Ce sont des secrets ». L’un d’eux porte un nom imagé : le swarm, un essaim d’abeilles. Le principe consiste à inonder un côté de la patinoire, comme des abeilles autour d’une ruche, pour récupérer rapidement la rondelle lorsque le jeu se transporte en fond de territoire. Les défenseurs doivent alors juger le bon moment pour quitter leur duel individuel et aller aider un coéquipier à étouffer le jeu.
Enlever le temps et l’espace
Pour Martin St-Louis, le fond du jeu défensif demeure le même : enlever le temps et l’espace à l’adversaire en amenant des surnombres là où se trouve la rondelle. « On n’a pas changé nos concepts, mais on est plus détaillés dans nos règlements », a-t-il précisé, en créditant les discussions avec Lalonde pour cette poussée dans la bonne direction. Les défenseurs se montrent aussi plus insistants à leur ligne bleue et plus agressifs en zone neutre, un constat que partage Dobson.
Cette embellie défensive ne se reflète pas encore pleinement dans la fiche du Tricolore, notamment en raison des difficultés du gardien Jakub Dobes. St-Louis philosophe néanmoins que son équipe joue de l’excellent hockey et qu’il préfère ce progrès structurel à une meilleure fiche acquise sans le jeu qui l’accompagne.
Source : TVA Sports
