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Après sept matchs, le Canadien de Montréal affiche un dossier de 3-3-1 qui ne dit pas tout. Dans son analyse des statistiques du début de saison, Marc Dumont (Montreal Hockey Now) compare les sept premiers matchs de cette année à ceux de l’an dernier, et le portrait est contrasté : le processus s’est nettement amélioré, mais les résultats, eux, ne suivent pas encore.
Le bon : un Canadien transformé à cinq contre cinq

À cinq contre cinq, le CH contrôle beaucoup mieux le jeu qu’il y a un an : parts des tirs, des chances de marquer et des buts attendus sont toutes en forte progression. L’an dernier après sept matchs, l’équipe croupissait dans le dernier tiers de la ligue dans ces catégories tout en récoltant plus de 55 % des buts — un signe qu’elle surfait sur la chance. Cette fois, c’est l’inverse : le jeu est là, pas encore les résultats.
Le gain le plus important concerne les chances de marquer de grande qualité, un secteur où le Canadien peinait depuis l’arrivée de Martin St-Louis. Dumont rappelle que les équipes qui vont loin au printemps figurent habituellement parmi les « chouchous » des statistiques avancées — un indicateur qui, sans rien garantir, annonce souvent de meilleurs jours.
Le mauvais : l’efficacité et les gardiens à la traîne
Le revers de la médaille : le pourcentage de réussite des tirs du CH est bien en deçà de celui du début de saison dernière, et le travail devant le filet laisse à désirer. Le pourcentage d’arrêts collectif devrait normalement remonter au-dessus de 87 %, mais il y a encore beaucoup d’ouvrage dans le demi-cercle.
Avec les difficultés de Jakub Dobeš à trouver son rythme, Dumont estime que donner plus de départs à Jacob Fowler est la solution évidente à court terme — un débat qui anime déjà Montréal depuis le revers de 5-4 à Washington.
Le laid : des unités spéciales sous la barre des 100 %
C’est le secteur le plus inquiétant. L’avantage numérique du Canadien pointe au 27e rang de la ligue avec un taux de réussite de 13,6 %, et le désavantage numérique se situe au 18e rang, à 80 %. Additionnés, les deux taux donnent 93,6 %, bien sous la barre des 100 % que visent normalement les équipes en santé.
Petit motif de consolation : après sept matchs l’an dernier, le portrait était encore pire (17,4 % en avantage numérique et 73,7 % à court d’un homme, pour un total de 91,1 %). Les unités spéciales partent donc d’un peu moins loin — mais pour un club qui espérait que son jeu de puissance devienne une force, la marge de progression reste énorme.
Source : Montreal Hockey Now — Habs Stats: The Good, The Bad, And The Early-Season Ugly (Marc Dumont).
