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Les partisans du Canadien en veulent à Arber Xhekaj et à Jakub Dobes pour leurs mauvaises pénalités de mardi soir contre les Sharks de San Jose — et le chroniqueur Dany Dubé dit les comprendre parfaitement. Mais pour lui, ce qui a réellement coûté le match au Canadien, c’est la mauvaise gestion de Lane Hutson. Il le précise d’emblée : il adore Hutson et continuera de l’admirer, mais il faut être capable de dire que le défenseur devait être meilleur mardi.
Les mauvaises décisions sont aussi de l’indiscipline

Pour expliquer l’incapacité du Canadien à maintenir une avance depuis le début de la saison, Dubé invite à regarder d’abord la gestion du match et le comportement des meilleurs éléments de l’équipe. Mardi, le premier trio a été tout simplement irréprochable ; ce n’est pas le cas des meilleurs éléments en défense, à commencer par Hutson, le joueur le plus utilisé de l’équipe. Comme tout jeune joueur, ses ambitions dépassent parfois la raison et lui font prendre de mauvaises décisions à des moments inopportuns. L’exemple le plus frappant : avec une quinzaine de secondes à faire en deuxième période et une avance de 3-1, Hutson s’est avancé profondément en zone offensive avant de tenter une passe transversale, interceptée, qui a mené à une contre-attaque adverse. Et en troisième période, un autre jeu du même genre a mené au deuxième but des Sharks — le but de Michael Misa qui a redonné espoir à San Jose. Alexandre Carrier a même admis, sans nommer Hutson, que c’était ce but qui avait mis le feu aux poudres.
De l’apprentissage
Dubé ne dit pas que les pénalités de Xhekaj et de Dobes étaient justifiées — elles ont eu un impact majeur sur le match. Mais après le deuxième but des Sharks, l’équipe jouait avec moins de confiance, sur les talons. Sans ce but concédé, la punition de Xhekaj aurait fait beaucoup moins mal, et on ne parlerait probablement même pas de celle de Dobes, parce que le Canadien l’aurait emporté en temps réglementaire. Tout le monde est sur le dos de Xhekaj et Dobes, mais le chroniqueur se dit convaincu que, jeudi matin, le premier joueur que Martin St-Louis rencontrera, c’est Hutson.
Les équipes le savent
La tendance de Hutson à forcer des jeux en attaque offre beaucoup trop d’occasions à l’adversaire : il doit apprendre à reconnaître le bon moment pour soutenir l’attaque, et celui où il faut faire preuve de retenue. La gestion, rappelle Dubé, ce n’est pas seulement le cadran, c’est aussi l’énergie — à multiplier les manœuvres en zone offensive, on n’a plus l’énergie pour bien défendre et protéger une avance. Si le Canadien veut connaître du succès cette saison, le numéro 48 devra corriger cela. Les autres équipes voient tout cela sur vidéo : le chroniqueur invite à surveiller la pression que les Blackhawks de Chicago appliqueront sur Hutson chaque fois qu’il aura la rondelle. À lui d’apprendre et de s’adapter — il en est, conclut Dubé, parfaitement capable.

