Rocket de Laval · 6 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Kevin Mandolese accepte avec philosophie son rôle de troisième gardien à Laval

LAVAL — Autant Jacob Fowler n’a toujours pas entièrement digéré sa rétrogradation à Laval, autant celui qui en subit le plus les conséquences l’accepte avec philosophie. Le gardien québécois Kevin Mandolese, 26 ans, s’est joint au Rocket l’été dernier en signant un contrat d’un an à un volet dans la Ligue américaine le 1er juillet, avec l’espoir d’occuper le poste de gardien numéro deux derrière Kaapo Kähkönen.

Mais l’arrivée de Fowler a rebattu les cartes : Mandolese se retrouve pour l’instant confiné au rôle de troisième portier du club. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’était pas en uniforme lors des deux matchs disputés par le Rocket contre le Crunch de Syracuse en fin de semaine d’ouverture.

Pour un gardien qui a dû s’exiler en Slovaquie la saison dernière afin de disputer « le plus de matchs possible », l’ancien des Eagles du Cap-Breton aurait toutes les raisons de s’offusquer. Mais le ressentiment, dit-il, ne fait pas partie de son ADN. « L’année passée, c’était pas mal rock and roll », a-t-il reconnu en entrevue à RDS.ca, ajoutant que son objectif demeure de se donner la meilleure chance possible d’atteindre la Ligue nationale.

Mandolese affirme ne pas connaître les plans de l’organisation, mais il se dit convaincu qu’il en existe un. « Je vais contrôler ce que je peux contrôler », explique l’ex-choix de sixième tour des Sénateurs d’Ottawa en 2018. Quand on lui demandera de jouer, il sera prêt. D’ici là, tout ce qu’il peut maîtriser, c’est de travailler fort à l’entraînement — ce qu’il a fait sous l’œil de l’entraîneur des gardiens Ilia Ejov lors du passage de RDS.ca, pendant que Fowler et Kähkönen recevaient les tirs de leurs coéquipiers.

Le gardien sait qu’une saison de hockey peut réserver bien des rebondissements, comme l’ont montré les deux dernières années chez les gardiens du Canadien. Il cite en exemple Brandon Bussi, des Hurricanes de la Caroline, ou encore le défenseur québécois Jonathan Aspirot, aujourd’hui avec les Bruins de Boston, qui jouait à l’attaque avec le club-école des Flames à Calgary il y a deux ans : « C’est très souvent une question d’être à la bonne place, au bon moment. »

Mandolese, qui a goûté à trois matchs de la LNH avec les Sénateurs en 2022-2023, n’a pas connu beaucoup de stabilité depuis, mais il ne s’est jamais découragé. Le gardien de 6 pieds 4 pouces rappelle qu’il ne faut pas ajouter de pression inutile : « Si tu focalises trop là-dessus, tu mets tes énergies au mauvais endroit. » Sa mentalité : avancer une journée à la fois et être prêt si l’entraîneur fait appel à lui. De son propre aveu, il n’a pas toujours vu les choses ainsi, mais ce changement de mentalité lui permet aujourd’hui d’aborder avec sérénité une situation qu’il ne contrôle pas.

Source : RDS

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