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Ils ont porté les couleurs d’une seule équipe pendant toute leur carrière. Samedi à Toronto, les nouveaux intronisés du Temple de la renommée — dont Carey Price, Patrice Bergeron et Brian Burke — ont été questionnés sur la mode qui secoue la LNH : les vedettes qui demandent un échange et contrôlent leur destination grâce à leur clause de non-mouvement.
Le contexte est connu des partisans du Canadien : Connor Hellebuyck, Quinn Hughes et les frères Matthew et Brady Tkachuk font partie des joueurs qui ont utilisé ce levier. Le rapport de force entre les équipes et les joueurs a basculé, et la tendance ne semble pas près de s’essouffler.
Burke : « Je n’aime pas ça »
L’ancien directeur général Brian Burke, intronisé dans la catégorie des bâtisseurs, n’a pas mâché ses mots : « Je n’aime pas ça. »
Il a plus tard expliqué à The Athletic qu’il faudra trouver une solution : « On doit faire quelque chose au sujet des clauses de non-échange. Si un gars exige un échange, il devra donner une liste de cinq ou dix équipes, ou quelque chose du genre. Il doit y avoir une solution. Ce n’est pas correct. »

Price et Rinne, la loyauté d’abord
Pekka Rinne a gagné le trophée Vézina et 369 matchs en 15 saisons avec les Predators de Nashville, qu’il a menés à la finale de la Coupe Stanley en 2018. Il n’a jamais imaginé jouer ailleurs : « Après avoir signé mon contrat à long terme, c’était très facile de m’imaginer passer le reste de ma carrière avec la même équipe. J’ai été tellement chanceux de pouvoir représenter Nashville pendant toute ma carrière. »
Carey Price, lui, a passé 15 saisons avec les Canadiens de Montréal : un record d’équipe de 361 victoires et, en 2014-2015, les trophées Hart, Vézina et Bill-Masterton. Il reconnaît avoir eu peu de contrôle sur son destin, sans le regretter :
« J’ai toujours été une personne plutôt loyale, et je n’ai jamais été échangé. Même dans le junior, j’ai joué au même endroit pendant toute ma carrière junior. J’ai toujours senti que ce n’était pas ma décision. J’ai toujours senti que c’était là que je devais être. Même dans les moments où je sentais que ça pouvait changer, je me disais que j’allais travailler aussi fort que possible pour être le meilleur possible, et laisser les cartes décider. »
🏒 LES FIDÈLES EN CHIFFRES
- 361 victoires de Carey Price avec Montréal, un record d’équipe
- 369 victoires de Pekka Rinne, toutes avec Nashville
- 19 saisons de Patrice Bergeron, toutes avec Boston
- 15 saisons de Price à Montréal, autant pour Rinne à Nashville
- 6 intronisés dans la cuvée 2026 du Temple de la renommée
Bergeron, plus compréhensif
Patrice Bergeron — plus de 1 000 points, une Coupe Stanley en 2011 et six trophées Selke en 19 saisons avec les Bruins — s’est montré plus nuancé que Burke :
« Chacun a son opinion et sa façon de faire les choses. Pour ma part, je suis très fier de dire que j’ai été un Bruin de Boston pendant toute ma carrière. Mais qui suis-je pour juger? Ce que les gens veulent faire de leur propre carrière, c’est à eux de décider. Cela dit, pour moi, ça a bien fonctionné, et je suis fier d’avoir pris ma retraite comme Bruin. Ça ne changera jamais. »
Le point commun des trois joueurs intronisés : ils sont heureux d’être restés au même endroit, tout en reconnaissant qu’ils auraient eu peu de contrôle si leur club avait voulu les échanger. Les temps ont changé — et les six membres de la cuvée 2026, qui ont reçu leur bague samedi, le constatent chacun à leur façon.
