Canadiens · 27 octobre 2026 · par Daniel Bigras

L’effet positif de l’absence de Nick Suzuki : le jeu défensif du Canadien se resserre, selon Dave Lévesque

Noah Dobson 53 Canadiens rouge

Difficile de trouver du positif quand une équipe perd son capitaine — encore plus quand il s’appelle Nick Suzuki. Pourtant, l’absence du capitaine a un effet positif bien réel sur le Canadien de Montréal : son jeu défensif se resserre, constate Dave Lévesque, du Journal de Montréal.

Tout le monde en met un peu plus

Nick Suzuki, numéro 14 et capitaine des CanadiensSuzuki est à l’écart du jeu pour une période de deux à quatre semaines, et sa perte fait mal : il joue dans pratiquement toutes les situations, comme en témoigne son temps d’utilisation moyen qui avoisine les 22 minutes par match. Mais en son absence, tout le monde est obligé d’en mettre du sien pour maintenir le bateau à flot.

« Ça donne des opportunités à d’autres joueurs », a reconnu Martin St-Louis en point de presse mardi midi. « Ce n’est pas tout le monde qui doit en donner un peu plus. On doit surtout porter plus attention à notre jeu collectif. Je suis content de voir ça. Quand on va revenir en santé, et j’inclus [Ivan] Demidov, les répétitions qu’on a eues sans eux, ça va nous améliorer offensivement et défensivement. »

Une coïncidence, selon Phillip Danault

La perte de Suzuki a été annoncée au lendemain d’une défaite de 4 à 3 en prolongation contre les Sharks de San Jose, où le Tricolore avait perdu une avance de deux buts en troisième période — la troisième avance de deux buts perdue en quatre rencontres. « Après ce match, il y a eu une prise de conscience collective », a expliqué Noah Dobson : l’équipe se place dans des situations avantageuses et ne veut pas laisser filer de points.

Les deux matchs suivants ont été beaucoup mieux menés défensivement. Mais pour Phillip Danault, il s’agit surtout d’une coïncidence : l’équipe devait avoir plus d’énergie en troisième période, c’est ce qu’elle a fait lors des deux derniers matchs, et cela aurait fonctionné avec ou sans Suzuki.

Un jeu resserré en troisième période

Le Canadien a été beaucoup plus prudent dans les vingt dernières minutes contre les Blackhawks et les Jets ; seuls les Jets ont marqué un but au troisième engagement. Dobson explique que l’équipe a resserré le jeu, surtout en troisième période quand elle a l’avance : exécuter le bon jeu, sans arrêter de jouer — continuer à jouer à leur façon, en restant agressifs, mais de manière mesurée.

Cette approche plaît à Martin St-Louis, qui avait déjà reproché à ses joueurs de prendre parfois trop de risques dans la gestion du chronomètre avec une avance : « J’aime le calme qu’on a en troisième période. » Selon Dobson, cette solidité est aussi le fruit de changements apportés en début de saison : les joueurs ont adhéré aux petits ajustements proposés, ce qui a joué un rôle important dans les derniers matchs serrés, où l’équipe a su fermer le jeu en fin de rencontre.

Source : Journal de Montréal

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