Canadiens · 27 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Les signes que le Canadien avance dans la bonne direction, selon les statistiques avancées

Adam Engstrom 42 Canadiens blanc

Le Canadien de Montréal n’a pas amorcé la saison 2026-2027 avec les résultats que certains partisans et analystes attendaient, comme le montre sa fiche de 6-3-2, et l’équipe a peiné à protéger ses avances, échappant plusieurs fois des priorités de deux buts. Mais sous la surface, les chiffres racontent une tout autre histoire, selon l’analyse de Marc Dumont, de Montreal Hockey Now : à cinq contre cinq, cette édition du Canadien contrôle bien mieux ses matchs.

Une équipe qui contrôle enfin le jeu

La saison dernière, le Canadien avait été plutôt chanceux de terminer avec 106 points : il figurait parmi les pires équipes de la ligue dans plusieurs catégories statistiques clés. Cette année, c’est l’inverse : le club est plutôt malchanceux par rapport à son jeu sous-jacent, et de meilleurs résultats devraient suivre, portés par ses chiffres améliorés à cinq contre cinq.

Le CH contrôle une part beaucoup plus forte des tirs, des chances de marquer de qualité et des buts attendus. Le progrès le plus notable concerne sa part des chances de marquer à haut danger : un secteur de faiblesse depuis l’arrivée de Martin St-Louis, où le Canadien a bondi cette année dans le top 10 de la LNH. Seule sa part réelle des buts tarde encore à suivre celle de la saison dernière, un écart qui devrait se résorber en cours de route.

Owen Beck, efficace dans l’ombre

Le contexte est tout : déployé surtout sur le quatrième trio, souvent à l’aile plutôt qu’à sa position naturelle de centre, le joueur recrue Owen Beck n’a récolté qu’un but et deux passes en 31 matchs en carrière. Mais dans les trois matchs qu’il a disputés cette saison, les chiffres sont éloquents : avec Beck sur la glace à cinq contre cinq, le Canadien a contrôlé 55,9 % des tirs, 69,6 % des buts attendus et 85,7 % des chances de marquer à haut danger. Utilisé dans un rôle défensif, il s’en acquitte avec brio grâce à son jeu cérébral — de quoi mériter un temps de glace plus constant.

Adam Engstrom, des chiffres élites

Phillip Danault, numéro 24 des Canadiens, à l'entraînementOubliez les récits des réseaux sociaux : en cinq matchs cette saison, le défenseur Adam Engstrom produit des statistiques élites, dans la continuité de son solide jeu de l’an dernier. Déployé surtout sur la troisième paire — contre une opposition un peu moins forte, et rarement avec les meilleurs joueurs du club —, il figure néanmoins parmi les meilleurs de l’équipe au chapitre des chiffres sous-jacents : 61,4 % des tirs (deuxième chez les défenseurs du CH, derrière Lane Hutson à 62,6 %), 63,6 % des buts attendus (premier chez les défenseurs des Canadiens) et 71,4 % des tirs à haut danger (premier, encore).

Un troisième trio étouffant

Phillip Danault a le don d’élever instantanément le trio qu’il pilote — on se souvient de son unité dominante d’autrefois avec Brendan Gallagher et Tomas Tatar. Son trio actuel, avec Alexandre Texier et Zachary Bolduc, contrôle 69 % des tirs, 79,3 % des buts attendus et 80,6 % des chances à haut danger. Un hockey défensif parfaitement étouffant, exactement ce qu’il faut à une équipe qui en arrache défensivement depuis le début de sa reconstruction. Comme toutes les statistiques de début de saison, ces chiffres peuvent bouger ; pour l’instant, le processus est excellent et les résultats devraient suivre.

Statistiques à cinq contre cinq via Natural Stat Trick.

Source : Montreal Hockey Now

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