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Il est devenu une figure quasi mythique à Winnipeg. Dustin Byfuglien, qui a quitté le hockey avant la saison 2019-2020 en laissant de côté 14 millions de dollars pour les deux dernières années de son contrat, est de retour dans la capitale manitobaine cette fin de semaine pour le match des anciens de la Classique Héritage, contre les anciens du Canadien de Montréal.
Un retour qui électrise Winnipeg

« Je suis juste content d’être autour des gars, de revoir des visages qu’on ne voit pas tous les jours », a dit Byfuglien samedi, avant le match contre les anciens de Montréal. « Il y a beaucoup de souvenirs. On a traversé beaucoup de moments difficiles ensemble, alors c’est le fun de revenir et d’être avec les gars. » L’ancien défenseur a joué les huit dernières de ses 14 saisons dans la LNH à Winnipeg, où il est arrivé avec la concession en provenance d’Atlanta en 2011-2012, après cinq saisons avec les Blackhawks de Chicago et une Coupe Stanley en 2010.
Son départ, lui, s’était fait sans adieux : pas de tournée d’hommages, pas de dernier tour d’honneur. « C’est comme ça que ça s’est passé, c’est comme ça que je l’ai choisi. Tu le sais, c’est un feeling. Les blessures ont joué un grand rôle, avec la famille, les enfants. Tout. C’est long, être loin de la maison à courir après le jeu. »
« Une licorne » : les éloges de ses anciens coéquipiers
À 6 pieds 5 pouces et 260 livres à ses belles années, capable de jouer à l’avant comme à la défense, Byfuglien était un joueur unique : 609 matchs avec les Jets, un record de concession de 122 buts pour un défenseur et 16 points (5 buts, 11 passes) en 17 matchs lors des séries de 2018, quand Winnipeg a atteint la finale de l’Ouest. « C’était une licorne, mon gars. Je ne pense pas qu’il y ait déjà eu quelqu’un comme lui », a dit l’ancien capitaine Andrew Ladd. « Il n’y a vraiment personne qui a joué comme lui, et probablement personne qui va le faire. C’était une force de la nature », a ajouté Bryan Little.
Même son premier entraîneur à Winnipeg, Claude Noel, de retour derrière le banc pour le match des anciens, raconte en riant avoir dû apprivoiser ce défenseur qu’il voyait faire de l’échec avant derrière le filet adverse : « Au final, il est devenu l’un de mes joueurs préférés », dit-il, en le décrivant comme un joueur de rivière, imprévisible, du genre qu’on ne voit plus dans la LNH d’aujourd’hui.
Une nouvelle vie sur l’eau, loin des patinoires
À 41 ans, Byfuglien dit ne pas s’ennuyer du hockey. Il passe son temps en famille, à la chasse et à la pêche — il a déjà attrapé un esturgeon de 600 livres et 10 pieds dans le fleuve Fraser, en Colombie-Britannique, avec son ancien coéquipier Matt Hendricks — et il participe même à des compétitions de pêche professionnelles. « C’est un autre type de famille, autour de la rampe de mise à l’eau », dit-il. « Je vais bien. » Reste que Winnipeg ne l’a pas oublié : « Buff est évidemment un favori des partisans », a résumé Adam Pardy. « C’est super de l’avoir ici, et tous les partisans sont excités. »
Source : NHL.com (texte de Derek Van Diest)

