CHICAGO | Le Canadien ressemble à une maison dont la toiture coulait et dont la fondation vient de craquer. C’est l’image choisie par Jonathan Bernier, du Journal de Montréal, pour décrire l’effet de l’absence de Nick Suzuki : pendant deux à quatre semaines, la ligne de centre du Canadien — sa faiblesse connue — sera plus exposée que jamais.
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Un besoin connu depuis des saisons
La blessure est la première de la carrière du capitaine, et elle met fin à sa séquence de 546 matchs consécutifs. Montréal se retrouve sans véritable centre capable de prendre le relais. Or, depuis déjà quelques saisons, Kent Hughes et Jeff Gorton doivent acquérir un joueur de centre de deuxième trio, écrit Bernier : leur incapacité à y parvenir pourrait mettre la saison en péril au cours du prochain mois.
L’auteur reproche à la direction de ne pas avoir prévenu le coup : Suzuki joue toujours avec un dévouement sans limite, et ce n’était qu’une question de temps. À ses yeux, on a donné trop de chances à Kirby Dach ou patienté en espérant que Michael Hage arrive un jour.
Un comité ne donne pas la même qualité
Il faudra combler un temps de jeu moyen de 21 min 47 s par match, alors qu’Alex Newhook, le deuxième joueur de centre le plus utilisé par Martin St-Louis, affiche une moyenne de 16 min 16 s. Absorber ces minutes par comité ne donnera pas nécessairement la même qualité.

Le Canadien perd aussi un élément central de sa première vague d’avantage numérique, qui, jusqu’à la visite des Sharks, passait les 90 premières secondes de chaque attaque massive sur la glace.
Résister à l’envie de paniquer
La tentation d’agir vite sera forte, mais Bernier invite Hughes à prendre son mal en patience. Chercher un centre de grande qualité en ce moment risque de coûter plus cher que la valeur réelle du marché : les 31 autres directeurs généraux attendent son appel. À moins de convaincre Dylan Larkin d’ajouter le Canadien à sa liste de destinations possibles, il ne faudrait pas commettre une autre erreur en tentant de corriger la première.
Première audition pour Kapanen?
Une piste interne se dessine déjà : à l’entraînement précédant le départ vers Chicago, Oliver Kapanen se trouvait entre Cole Caufield et Juraj Slafkovsky — une façon pour St-Louis de ne pas défaire ses deuxième et troisième trios, qui offrent du bon hockey.
L’attaquant de 23 ans est confiné à l’aile droite de la quatrième unité depuis son retour au jeu, il y a une semaine. Mais Slafkovsky et lui ont développé des affinités sur un même trio, avec Ivan Demidov, pendant près de 40 matchs la saison dernière. L’audition pourrait commencer dès ce soir.
Source : Journal de Montréal — texte de Jonathan Bernier.

