Martin St-Louis

« Ça va pas bien, mais je vais pas me cacher » : Marc-André Perreault raconte Martin St-Louis

Marc-André Perreault a couvert le Canadien de près pendant des années. Dans un extrait publié par la chaîne Les Meneurs, il explique pourquoi les conférences de presse de Martin St-Louis ne sont pas comme les autres — et il raconte le soir, à Nashville, où l’entraîneur a refusé de se défiler alors que rien n’allait.

Table des matières

« Autant sur le sport que sur la vie »

Martin St-Louis derrière le banc du Canadien

Marc-André Perreault l’a toujours dit : quand on assiste à une conférence de presse de Martin St-Louis, on peut apprendre autant sur le sport que sur la vie — et les gens comme ça sont rares. À ses yeux, St-Louis n’a rien d’un prêcheur qui veut imposer sa façon de penser : ce qu’il dit n’est pas calculé, c’est senti.

Il le décrit comme quelqu’un d’une force incroyable, sans prétendre qu’il est parfait : il a de mauvaises journées comme tout le monde, et un entraîneur de la Ligue nationale avec cette intensité-là en a peut-être plus que d’autres. « Sauf que pour moi, il y a des choses qui ne mentent pas », ajoute Perreault. Et il en donne un exemple précis.

À Nashville, le soir où ça allait vraiment mal

L’anecdote remonte à la première année de St-Louis derrière le banc du Canadien, après un match à Nashville. Ça va vraiment mal. Les journalistes, sur place, demandent à parler à l’entraîneur — et les relations publiques du Canadien leur répondent que Martin ne sera pas disponible ce jour-là.

St-Louis passe à ce moment-là, entend la réponse, et intervient : « Non, non. Ça va pas bien, mais je vais pas me cacher. » Il est allé parler aux journalistes. Il a fait face à la musique.

La chaleur sur lui, pas sur ses gars

Ce qui a marqué Perreault, c’est l’intention derrière le geste : St-Louis voulait mettre la chaleur sur lui, pas sur ses joueurs. Il prenait ses responsabilités, au moment précis où il aurait été facile de laisser passer la tempête.

« Ça m’avait marqué », conclut Perreault. Une phrase dite en passant, un soir de défaite à Nashville — mais qui résume assez bien l’entraîneur que le Canadien a derrière son banc.

Photo : Getty Images

Source : chaîne Les Meneurs (YouTube).

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