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Le début de saison difficile de Jakub Dobes continue de faire jaser. Dans le plus récent épisode de son balado 32 Thoughts, l’informateur Elliotte Friedman a avancé sa propre théorie pour expliquer les déboires du gardien du Canadien : Dobes serait déstabilisé par la compétition que lui livre déjà Jacob Fowler pour le poste de gardien numéro un.
La théorie de Friedman

Selon Friedman, le problème de Dobes n’en serait pas un de talent, mais bien d’état d’esprit. « J’ai une théorie sur Dobes. Je pense qu’il est un peu déstabilisé par le défi que lui pose Fowler », a-t-il expliqué, en précisant que le journaliste Eric Engels avait aussi écrit en ce sens mardi soir.
L’informateur rappelle que Dobes est un gardien très émotif, avec qui l’entraîneur des gardiens Pete Fry a fait beaucoup de travail sur le contrôle des émotions. Après une saison recrue où il a mené le Canadien jusqu’au troisième tour des séries, le Tchèque de 25 ans se serait installé dans l’idée que le poste de numéro un lui appartenait. « Je pense qu’il trouvait que c’était trop tôt pour lui de se retrouver dans une autre bataille pour le poste, et je pense que ça l’a déstabilisé un peu », a ajouté Friedman.
Un poste qu’il croyait acquis
Le contexte a changé très vite à Montréal. Au camp d’entraînement, tout indiquait que Samuel Montembeault avait ce qu’il fallait pour reprendre son poste, ce qui faisait de Dobes le gardien numéro un de l’équipe. Puis la blessure du Québécois a tout chamboulé : Jacob Fowler est arrivé en renfort, et l’Américain connaît depuis un départ remarqué.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Dobes affiche un pourcentage d’arrêts de ,847 en cinq départs, contre ,900 pour Fowler, et l’équipe joue visiblement avec plus de confiance quand c’est le jeune Américain qui défend le filet. Comme le souligne José Théodore au 98.5 Sports, la direction de Kent Hughes et Jeff Gorton — qui a repêché Fowler, mais pas Dobes — voit en Fowler le prochain Carey Price. Dobes, lui, ressemblerait davantage au Jaroslav Halak de l’époque : bon, mais pas « l’élu ».
À Dobes de répondre sur la glace
Rien n’est toutefois joué. Dobes a prouvé le printemps dernier qu’il pouvait être l’homme des grandes occasions, et il a signé un nouveau contrat cet été. Le Canadien aura besoin de lui au cours de la très longue saison 2026-2027, et la solution passe d’abord par le gardien lui-même : retrouver un meilleur état d’esprit.
Dans la LNH, aucun poste n’est acquis et il faut se battre pour le garder. Si Dobes gagne et joue bien, le temps de glace suivra. C’est à lui de faire en sorte que la théorie de Friedman ne devienne qu’un mauvais souvenir.
Source : Dose.ca (théorie d’Elliotte Friedman, balado 32 Thoughts)

