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La victoire de samedi contre les Sabres de Buffalo s’explique en grande partie par le désavantage numérique. Dans un texte publié dimanche, le journaliste Jonathan Bernier du Journal de Montréal se demande comment le Canadien est parvenu à devenir presque invincible en infériorité numérique lors de ses quatre derniers matchs — et la réponse tient autant aux chiffres qu’à un ajustement précis devant le filet.
Des chiffres qui ont complètement changé
Lors de ses quatre derniers matchs, le Canadien n’a accordé qu’un seul but en 17 occasions à court d’un ou de deux hommes, selon le Journal de Montréal. Lors des quatre rencontres précédentes, il en avait accordé cinq en 17 infériorités. En huit jours, l’efficacité de l’unité est ainsi passée de 70,6 % à 82,4 %.
Samedi, les Sabres ont vu leurs quatre avantages numériques neutralisés — dont un en toute fin de troisième période — dans la victoire du Canadien. Sur les deux derniers affrontements contre Buffalo, le Tricolore a blanchi l’adversaire en neuf occasions à court d’un homme. Après le match, Martin St-Louis a souligné l’apport de son unité : « Ce soir, ça nous a aidés. Ça a fait une grosse différence dans le match ». L’entraîneur demande maintenant de la constance — et, selon le Journal, elle est présente depuis quatre matchs.
Le bas de l’enclave enfin protégée
L’explication avancée grâce aux données de Sportlogiq tient à une meilleure protection du bas de l’enclave. Lors des quatre premières sorties de la saison, le Canadien y avait accordé 10 tirs, à l’origine de quatre des cinq buts encaissés en désavantage numérique. Lors des quatre derniers matchs : seulement deux tirs de cet endroit, dont le seul but accordé, contre les Capitals de Washington. Les joueurs du Tricolore harponnent aussi les rondelles deux fois plus souvent par tranche de deux minutes qu’en début de saison, au sein de la structure défensive associée à l’entraîneur adjoint Derek Lalonde.
Le revirement survient malgré l’absence de Mike Matheson, blessé depuis trois matchs. Ce n’est pas un absent comme les autres dans cette situation : la saison précédente, Matheson a été le joueur du Canadien le plus utilisé en infériorité numérique (307 minutes 13 secondes) et le deuxième plus utilisé à ce chapitre dans toute la LNH.
Carrier et Guhle en première ligne

En l’absence de Matheson, ce sont Kaiden Guhle et Alexandre Carrier qui sont les défenseurs les plus utilisés en désavantage numérique, et ce sont eux qui protègent le bas de l’enclave. À l’attaque, Jake Evans et ses coéquipiers ont notamment été parfaits contre les Sabres samedi.
La limite : l’indiscipline
Le Journal conclut toutefois sur une ombre au tableau : Montréal joue trop souvent à court d’un homme. Le Canadien a déjà purgé 34 infériorités numériques depuis le début de la campagne; seuls les Flyers de Philadelphie (37) et les Panthers de la Floride (36) ont déployé cette unité plus souvent, et ils ont disputé plus de matchs. Alexandre Texier reconnaît que l’indiscipline est « un peu notre point faible en ce moment ». L’unité tient le fort pour l’instant, mais le meilleur moyen de protéger un désavantage numérique demeure de ne pas avoir à s’en servir aussi souvent.
Source : Journal de Montréal

