Canadiens · 16 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Patrice Bergeron encense Nick Suzuki et croit au retour de la rivalité Canadiens-Bruins

Quand Patrice Bergeron parle de centres complets, on l’écoute. L’ancien capitaine des Bruins de Boston, référence absolue du jeu dans les deux sens de la patinoire pendant 19 saisons, s’est confié au journaliste Marco D’Amico de RG.org — et ses propos sur Nick Suzuki ont de quoi faire sourire les partisans des Canadiens de Montréal.

Suzuki, un capitaine qui donne l’exemple

Nick Suzuki

Selon Bergeron, Suzuki s’est énormément amélioré dès son jeune âge, en combinant le talent brut et une attention rare aux détails. À ses yeux, le capitaine du Tricolore entre maintenant dans la force de l’âge : il produit à un niveau offensif d’élite, tout en demeurant un modèle de fiabilité défensive — premier revenu en zone défensive, toujours en soutien au porteur de la rondelle, bâton actif et sens de la feinte qui trompe l’adversaire.

Ce sont justement ces habitudes, jumelées à son pedigree de candidat au trophée Selke et à son souci du jeu dans les trois zones, qui nourrissent depuis quelques saisons les comparaisons entre Suzuki et Bergeron lui-même. Et c’est sur le leadership que l’ancien des Bruins insiste le plus : « Si ton capitaine prend soin des détails, ça fait une énorme différence pour le reste de l’équipe. Ça devient contagieux, et ça établit le standard pour tout le groupe », a-t-il résumé, dans des propos rapportés par D’Amico. Pour un jeune vestiaire comme celui du Canadien, difficile d’imaginer un meilleur éloge.

Une rivalité qui ne demande qu’à renaître

Bergeron a aussi replongé dans la rivalité Canadiens-Bruins, qu’il décrit comme un honneur à avoir vécue de l’intérieur. Enfant, au Québec, il était partisan des Nordiques et vivait intensément la rivalité Montréal-Québec ; devenu un Bruin, il a développé un profond respect pour l’organisation montréalaise et son histoire, convaincu que les deux équipes se poussaient mutuellement à leur meilleur niveau et offraient parmi les duels les plus durs de la ligue.

L’ancien capitaine reconnaît toutefois que la rivalité a vécu surtout de souvenirs au cours des dernières années : Boston était un prétendant établi pendant que Montréal reconstruisait patiemment. Avec le Canadien de retour parmi les clubs compétitifs, il juge le moment venu : pour la LNH comme pour les deux franchises, une rivalité alimentée par autant d’histoire devient spéciale quand les deux équipes gagnent en même temps.

À Boston, la transition est entre de bonnes mains

Côté Bruins, Bergeron s’est dit très heureux de voir David Pastrnak hériter du « C », un honneur qu’il juge pleinement mérité. Il souligne l’ancienneté de l’attaquant tchèque dans l’organisation, sa progression au sein de la culture des Bruins et le respect qu’il commande : quand Pastrnak parle, on l’écoute — et il confirme ensuite sur la glace. Pas question, précise-t-il, de lui demander de copier le style discret et axé sur les détails de son prédécesseur.

Il salue aussi le début de saison des Bruins, fait de victoires serrées comme de victoires larges et de contributions variées, même sans Charlie McAvoy, ainsi que le travail du directeur général Don Sweeney, dont les ajustements discrets ont eu un gros impact. Dans la relève, il a notamment vanté la maturité de Fraser Minten — acquis de Toronto dans l’échange de Brandon Carlo, auteur de 35 points à sa saison recrue, prolongé pour sept ans et 50,4 millions $ et déjà à 4 buts et 7 points en 7 matchs cette saison. Des jeunes comme James Hagens, Marat Khusnutdinov et J.J. Peterka complètent, à ses yeux, un groupe d’attaque en pleine transition réussie.

Source : entrevue de Marco D’Amico pour RG.org, relayée sur X par Marco D’Amico.

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