Jakub Dobes nage en eaux troubles. Dans une chronique publiée jeudi, TVA Sports cherche à comprendre ce faux départ du gardien tchèque, qui n’a plus rien du cerbère acclamé à tout rompre il y a six mois — et qui n’aurait que quelques semaines pour renverser la vapeur.
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Un bon match, puis la glissade

Tout avait pourtant bien commencé : au match inaugural à Toronto, Dobes a été bon, cédant deux fois en 28 tirs. La suite est beaucoup moins reluisante : le gardien a cédé 16 fois en 85 tirs et subi trois défaites depuis cette victoire initiale. La chronique s’interroge sur l’état d’esprit et la forme physique avec lesquels le Tchèque s’est présenté au camp d’entraînement.
Le précédent Montembeault, et la porte ouverte à Fowler
Pour relativiser la situation, la chronique rappelle le parcours récent de Samuel Montembeault. En octobre 2024, sa performance de 48 arrêts dans un blanchissage de 1 à 0 contre ces mêmes Maple Leafs lui avait permis de s’emparer du poste de numéro 1 : 62 matchs, 31 victoires et une moyenne de 2,80, sa meilleure en carrière. Un an plus tard, le match d’ouverture a donné le ton inverse — trois buts accordés en 25 lancers —, et Montembeault n’a obtenu que 24 autres départs, sans revêtir l’uniforme lors des trois derniers mois de la saison.
Dobes en avait profité pour s’établir comme numéro 1 et se gagner des admirateurs partout — au point où certains, chroniqueur inclus, trouvaient qu’on désignait peut-être trop tôt Jacob Fowler comme le gardien d’avenir du club. Mais Montembeault est revenu en force au dernier camp, sa blessure constitue une malchance dont il pourra rebondir, et cette absence a ouvert la porte à Fowler — combinée à l’inertie actuelle de Dobes.
Un marché qui ne pardonne pas
La chronique ne cherche pas à défendre les mauvais chiffres du gardien : Dobes doit se prendre en main, faire preuve de caractère et se remettre au travail avec intensité et concentration. La gestion des gardiens par Martin St-Louis, qui fait les choses à sa manière, laisse par ailleurs perplexe.
Rester au sommet à Montréal exige une solidité mentale particulière, souligne le texte, en rappelant que seuls les exceptionnels — Carey Price, José Théodore et Patrick Roy — y sont parvenus durablement. Montembeault pourrait appartenir à cette classe. À Dobes, maintenant, de démontrer dans les prochaines semaines qu’il est lui aussi un athlète fort et imperturbable, avec un seul objectif en tête : gagner.
Source : TVA Sports
