Il a beau avoir inscrit un doublé mercredi à Washington, Josh Anderson ne s’est pas défilé après la défaite de 5 à 4 du Canadien : l’attaquant s’est reproché une part de responsabilité sur deux buts des Capitals. Reste que ses deux filets — celui qui a ouvert la marque, puis celui qui a créé l’égalité — le portent à quatre buts en sept matchs, à égalité avec Nick Suzuki au sommet des buteurs du club. Et l’explication de ce départ canon tient en un mot : l’enclave.
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Les chiffres de l’enclave

Selon les données de Sportlogiq rapportées par le Journal de Montréal, 68 % des tirs d’Anderson cette saison proviennent de l’enclave. Il domine le Canadien avec huit tirs du bas de l’enclave et cinq tirs sur réception dans cette zone, en plus de 12 tirs de l’enclave au total et de 13 passes reçues près du filet adverse. Ses deux buts à Washington sont d’ailleurs venus de cet endroit précis.
Il n’est pas seul à y vivre : ses compagnons de trio Chris Kreider (72,2 %) et Alex Newhook (71,4 %) affichent eux aussi une très forte proportion de tirs depuis l’enclave, et le trio s’y distingue également en échec avant.
Un rythme à relativiser
Le Journal tempère toutefois l’euphorie : ramené sur une saison complète, le rythme actuel d’Anderson donnerait une projection d’environ 46 buts, et son taux de réussite aux tirs ne pourra pas tenir indéfiniment. L’attaquant a d’ailleurs raté plusieurs occasions nettes mercredi, dont des échappées, et il est passé près d’un tour du chapeau.
Il n’en reste pas moins que ces quatre buts en sept matchs égalent son meilleur départ depuis son arrivée à Montréal, soit celui de janvier 2021, après la pause forcée par la pandémie. À défaut de prédire la suite, une chose est claire : tant qu’Anderson continuera de rôder dans l’enclave, les occasions — et les buts — devraient continuer de venir.
