Canadiens · 15 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Pas un grand marché pour les gardiens : le casse-tête du Canadien devant le filet

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Avec le début de saison difficile de Jakub Dobeš, l’aplomb de Jacob Fowler devenu difficile à déloger et le retour prochain de Samuel Montembeault, le Canadien de Montréal aura bientôt un gardien de trop. Mais comme le souligne le chroniqueur Mathias Brunet, échanger un gardien pour une valeur intéressante est plus compliqué qu’il n’y paraît : il n’y a pas un grand marché pour les cerbères dans la LNH.

Un gardien de trop à Montréal

Jakub Dobeš devant le filet du Canadien

Le constat est brutal : Dobeš a accordé au moins cinq buts pour la troisième fois en quatre matchs, mercredi à Washington. Pendant ce temps, Fowler, 21 ans, enchaîne les performances solides et semble s’installer pour de bon. Quand Montembeault reviendra au jeu, le Canadien devra trancher — et quelqu’un devra partir, d’une façon ou d’une autre.

Échanger un gardien : un marché aride

Le problème, c’est que les preneurs ne se bousculent pas. Les dossiers de Connor Hellebuyck (Jets), Jordan Binnington (Blues) et Adin Hill (Golden Knights) sont tous bloqués, signe d’un marché frileux pour les gardiens établis. Et les compensations récentes donnent froid dans le dos : John Gibson n’a rapporté qu’un choix de deuxième et un choix de quatrième tour, Logan Thompson deux choix de troisième tour, Mackenzie Blackwood un deuxième tour et un espoir, Jacob Markstrom des joueurs de soutien. Seul Linus Ullmark, gagnant du Vézina, a valu une fin de premier tour. Rappelons que le Canadien lui-même n’avait obtenu qu’un troisième tour pour Jake Allen.

La leçon : seuls les jeunes gardiens repêchés tôt dans le repêchage rapportent cher — pensez à Spencer Knight, Yaroslav Askarov ou Sebastian Cossa. Pour les autres, le retour sur investissement est maigre.

Dobeš et Montembeault : quelle valeur réelle ?

À 25 ans, Dobeš conserve une certaine valeur malgré son début de saison catastrophique — un peu comme Jaroslav Halak à l’époque. Mais son nouveau contrat de 5,3 millions $ par année sur trois ans, qui débute la saison prochaine, pourrait refroidir bien des acheteurs. Montembeault, lui, serait plus attrayant sur le marché : son contrat de 3,1 millions $ prend fin en juillet 2027, un engagement court et abordable pour un gardien numéro un potentiel.

Fowler, l’intouchable

Reste la question qui fâche : que faire de Fowler au retour de Montembeault ? Le renvoyer à Laval risquerait de mal passer, tant chez les partisans que dans le vestiaire — surtout avec une équipe qui a des matchs à gagner. Le jeune gardien a prouvé qu’il appartient à la LNH ; le Canadien devra trouver une solution qui ne brise pas son élan.

Source : La Presse

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