Canadiens · 26 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Le courage, la plus grande qualité de Claude Lemieux, selon son frère Jocelyn

Claude Lemieux soulève la coupe Stanley avec le Canadien de Montréal en 1986

Claude Lemieux était la définition du mot courage, selon son petit frère Jocelyn Lemieux, qui représente la mémoire de l’ancien du Canadien de Montréal pour son intronisation au Panthéon des sports du Québec, lundi.

Un frère dans des souliers qu’il n’a jamais pu remplir

« Les émotions sont encore fortes, mais le plus important, c’est que je vais toujours me souvenir de lui dans ces situations. Ce n’est pas moi qui suis honoré, ce n’est pas moi qui devrais vivre mes émotions, mais je suis dans des souliers que je n’ai jamais été capable de remplir, ceux de mon grand frère. Une chose est certaine : la fierté que j’ai toujours eue pour mon grand frère est encore là », a lancé d’emblée Jocelyn Lemieux, en entrevue à l’émission JiC.

Claude Lemieux avait su, avant son décès en mai dernier, qu’il allait être honoré par le Panthéon. Également joueur de la LNH entre 1986 et 1998, l’ailier gauche réclamé au 10e rang par les Blues de St. Louis en 1986 dit avoir toujours évolué dans l’ombre de son aîné, dont la carrière a été couronnée par quatre coupes Stanley et un trophée Conn-Smythe.

« Moi, faire les séries, c’était intéressant. Pour lui, c’était juste normal, a soulevé Jocelyn avec un sourire. De ne pas gagner une coupe était anormal pour lui. Lorsque tu l’as fait à quelques occasions, tu t’attends à la gagner chaque saison. »

Porté par la colère en 1986 et en 1995

Claude Lemieux avec l'Avalanche du Colorado, lors des séries de 1996

C’est cette fougue et cette horreur de la défaite qui ont marqué le parcours de Claude Lemieux. Son frère se souvient particulièrement des conquêtes de 1986 avec le Canadien et de 1995 chez les Devils du New Jersey.

« [En 1986], il avait été frustré toute la saison, s’est souvenu Jocelyn. Quand on parle de courage, on parle de rage. Il avait quelque chose à prouver. Il devait prouver à ses dirigeants – Serge Savard, Jacques Lemaire et Jean Perron – qu’ils avaient fait une erreur en le retournant dans les mineures. » Arrivé tardivement à Montréal, Claude Lemieux avait finalement été le deuxième meilleur pointeur de l’équipe en séries.

« En 1995, une saison ordinaire, la fin d’un divorce, il avait hâte que la saison se termine pour pouvoir recommencer à jouer à la hauteur de ce qu’il connaissait. Non seulement il a gagné la coupe, mais il a aussi été le joueur le plus utile. Ça restera toujours un moment exceptionnel pour moi. Le voir soulever le trophée, ça voulait dire beaucoup pour moi », a raconté Jocelyn, expliquant que son frère se débarrassait d’un poids à ce moment.

Les deux frères ont aussi évolué ensemble avec le Tricolore pendant quelques parties, à la fin des années 1980. « J’avais plus ou moins ma place ici. Je n’ai jamais eu l’impression que je devais être ici, a reconnu Jocelyn Lemieux. Mais j’ai apprécié les courts moments ensemble, parce que moi aussi, j’ai été retourné à Sherbrooke et je n’ai pas été rappelé pendant une saison complète. Les moments sur la patinoire ont été très courts, mais en famille, on était très fiers de dire qu’on a joué pour le Canadien de Montréal. »

Source : TVA Sports

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