Table des matières
- Le bon : Jacob Fowler
- Le moins bon : Oliver Kapanen
- Le très moins bon : le trio Kreider, Newhook et Anderson
Quand Nick Suzuki s’est retrouvé sur la touche, la semaine dernière, les prévisions les plus pessimistes se sont enchaînées. Dans sa chronique de La Presse, Richard Labbé constate pourtant qu’après deux matchs sans son capitaine, le Canadien s’en tire assez bien — pour le moment.
Le Canadien vient de vaincre les Blackhawks de Chicago et les Jets de Winnipeg, deux clubs qui ne sont pas dans le portrait des séries à l’heure actuelle, et a amorcé son voyage avec une récolte de quatre points sur une possibilité de quatre. Le périple se conclura chez les Blues, mardi à Saint-Louis, et chez les Stars à Dallas, jeudi ; au pire, il se terminera avec une fiche de ,500 pour la formation montréalaise. Reste que le début du voyage a eu son bon, son moins bon et son très moins bon.
Le bon : Jacob Fowler

Sur la question des gardiens, le directeur général Kent Hughes avait été très clair en septembre : le Canadien n’allait pas s’embarquer dans un autre ménage à trois devant le filet cette saison. La décision la plus simple avait suivi : retourner Jacob Fowler à Laval. Depuis, Samuel Montembeault s’est blessé, Jakub Dobes a perdu le nord, et Fowler joue comme le futur gardien numéro un de cette équipe.
Depuis son rappel, Fowler affiche un dossier de 5-1, avec un blanchissage, une moyenne de 1,79 et un taux d’efficacité de ,924. Il vient d’être nommé troisième étoile de la semaine dans la LNH, après une semaine de deux victoires sans défaite au cours de laquelle il a affiché un pourcentage de ,964. Pour Labbé, ses performances ne justifient aucunement un autre retour à Laval — ce qui mène à l’inévitable : il y aura un gardien en trop au moment où Montembeault sera prêt.
Le moins bon : Oliver Kapanen
Oliver Kapanen n’a pas récolté un seul point depuis le 28 mars. Séries incluses, l’attaquant finlandais a été blanchi à chacun de ses 21 derniers matchs. Le contexte rend les faits encore plus cruels : c’est Kapanen lui-même qui a pris la place de Suzuki à bord du premier trio, entre Cole Caufield et Juraj Slafkovsky.
Personne ne s’attend à ce qu’il devienne aussi efficace que Suzuki, écrit Labbé, mais une telle sécheresse de la part du nouveau premier centre finira par coûter cher si elle dure. Elle expose une fois de plus les ennuis du Canadien à la position de centre, un problème qui existait déjà avant la blessure du capitaine — et qui devient un peu plus gros sans lui.
Le très moins bon : le trio Kreider, Newhook et Anderson
En théorie, l’idée d’un trio composé de Chris Kreider, d’Alex Newhook et de Josh Anderson se défend : le fier vétéran qui a des choses à prouver, le joueur de 25 ans qui a tant surpris en séries, et un joueur qui peut encore contribuer. Mais les quatre derniers matchs de ce trio se résument à un seul chiffre : zéro point combiné pour le trio en entier.
C’est encore pire dans le cas de Kreider, blanchi lors de ses huit derniers matchs. On ne sait trop si Martin St-Louis endurera ça encore bien longtemps, conclut Labbé : quand le premier centre doit s’absenter, soudainement, il y a du monde qui n’est pas dans la bonne chaise.
Source : La Presse — Le Canadien : le bon, le moins bon et le très moins bon, par Richard Labbé
