Canadiens · 26 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Claude Lemieux intronisé au Panthéon des sports du Québec : « On n’avait pas le choix d’être ici »

Claude Lemieux soulève le flambeau au Centre Bell, en chandail des Canadiens (photo fournie par Daniel)

Droit comme un chêne et rempli de fierté, Jocelyn Lemieux a représenté son défunt frère Claude, lundi soir au Casino de Montréal, lors du 35e gala d’intronisation au Panthéon des sports du Québec, rapporte le journaliste Benoît Rioux du Journal de Montréal.

« On n’avait pas le choix d’être ici »

Claude Lemieux, numéro 22 des Devils du New Jersey, en action au début des années 1990

Jocelyn Lemieux explique que Claude avait accepté l’invitation, ce qui montrait l’importance de l’honneur pour lui, et que la famille n’avait donc pas le choix d’être présente. Précision importante pour la famille : cette place parmi les grandes personnalités du sport au Québec n’a pas été accordée à celui qu’on surnommait « Pépé » à la suite de son décès tragique, en mai dernier. L’ancien joueur de hockey, quatre fois champion de la coupe Stanley, avait lui-même été informé de cet honneur, quelques semaines plus tôt, par le président du Panthéon, Jean Gosselin.

Jean Gosselin a témoigné que, lorsque l’événement tragique est arrivé, il a eu une certaine consolation d’avoir pu informer Claude de son intronisation avant son décès. Il a senti Claude content qu’on se souvienne de lui et que ses exploits soient reconnus malgré les années. Une des premières choses dites par Claude a été qu’il vérifierait si sa famille pouvait y être, car il tenait à partager ce moment avec ses proches. Le 25 mai 2026, Claude Lemieux avait d’ailleurs porté le flambeau au Centre Bell, avant le match numéro 3 de la série éliminatoire entre le Canadien et les Hurricanes de la Caroline.

« Pourquoi pas le Temple de la renommée du hockey? »

Après cette intronisation au Panthéon des sports du Québec, Jocelyn Lemieux croit fermement que son grand frère aurait aussi sa place au Temple de la renommée du hockey, à Toronto. Avant de mourir, Claude lui avait confié qu’il aurait aimé être intronisé de son vivant. Interrogé sur cet espoir, Jocelyn a répondu spontanément : « C’est presque « passé date », ça devrait avoir été le cas depuis longtemps ».

Si l’on s’en tient aux statistiques et à l’impact de Claude, Jocelyn dit ne pas comprendre ce refus et aimerait qu’on le lui explique. Il demande une évaluation juste entre la colonne du positif et celle du négatif, et estime que le positif devrait gagner. Claude, armé d’un ardent désir de vaincre, a parfois pu présenter un mauvais comportement ou laisser tomber quelques déclarations choquantes. Il demeure néanmoins le neuvième meilleur buteur de l’histoire de la LNH en séries éliminatoires.

« J’ai toujours été fier d’être son frère, ç’a jamais été une insulte », a conclu Jocelyn, ajoutant qu’une telle mention honore Claude, mais aussi le soutien que ses parents lui ont donné — le crédit revient à ses parents, ainsi qu’aux nombreux entraîneurs que Claude a eus pendant son développement.

Les autres intronisés du 35e gala

En plus de Claude Lemieux, le Panthéon des sports du Québec a ouvert ses portes, lundi soir, à Luc Brodeur-Jourdain (football), Russell Martin (baseball) et Marianne St-Gelais (patinage de vitesse courte piste). Dans la catégorie des bâtisseurs, Christiane Ayotte, Eugène Lapierre et Danièle Sauvageau ont été honorés.

Source : Journal de Montréal (texte de Benoît Rioux)

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