Le Canadien est de retour à négligé, et ce n’est pas une mauvaise affaire, selon Jean-Nicolas Blanchet

La chronique est volontairement positive, et elle tranche avec l’ambiance des derniers jours : Jean-Nicolas Blanchet, du Journal de Montréal, affirme ne pas trouver la blessure de Nick Suzuki si épouvantable pour le Canadien. Pour lui, le retour du club au statut d’équipe négligée pourrait même être une bonne affaire.

Sept ans d’équipe négligée

Pour la première fois en sept ans, le Canadien n’était pas une équipe négligée cette année : les experts le voyaient dans le top 10, voire plus haut, en parlant d’une équipe bonne, jeune, rapide et talentueuse. Depuis sept ans, rappelle Blanchet, le Canadien est plutôt l’équipe qui espère surprendre, qui reconstruit ou qui se vante de pouvoir rivaliser avec n’importe qui sans nécessairement gagner.

Jake Evans célèbre un but

Or, dans son nouveau rôle d’équipe respectée, le bilan n’est guère reluisant : une seule victoire en temps régulier en neuf matchs — et ce, avec Suzuki dans la formation. Deux lectures sont alors possibles, écrit le chroniqueur : sans le capitaine, ce sera encore pire, ou ce sera le coup de pied au postérieur dont l’équipe avait besoin.

Sur papier, irremplaçable

Les données récoltées par Sportlogiq montrent pourtant à quel point Suzuki dominait chez le Canadien : premier pour le temps de possession, les jeux défensifs, les entrées de zone, les sorties de zone, les rondelles libres récupérées et les passes, et deuxième pour les batailles à un contre un et les chances de marquer. Sur papier, il est irremplaçable, et son absence durera deux à quatre semaines.

L’électrochoc

C’est là que la chronique tourne à l’optimisme : l’absence de Suzuki serait un électrochoc, un retour au statut d’équipe qui doit tout donner pour gagner, être efficace plutôt que mignonne ou spectaculaire. Peu de bons clubs, souligne Blanchet, croient que tout est terminé quand un joueur se blesse pour deux à quatre semaines — et si le Canadien est un bon club, c’est le moment de le prouver.

Il s’agit maintenant de voir qui fera partie de la solution plutôt que des excuses, et qui est capable de se lever. Le défi concerne aussi la direction, conclut-il, qui devra mettre sur la glace un club capable de gagner.

Source : Journal de Montréal — chronique de Jean-Nicolas Blanchet.

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