Quel est le plus grand besoin organisationnel du Canadien de Montréal en ce moment? C’est la question que Marco D’Amico et son comparse de l’émission Starr & D’Amico se posent ouvertement, et elle tombe à pic : l’équipe veut gagner maintenant. Josh Anderson lui-même l’a dit cette semaine : il croit en une équipe « prête à gagner ». Quand la fenêtre s’ouvre, chaque faiblesse devient une urgence. Voici les quatre dossiers qu’ils passent en revue.
Un défenseur droitier dans le top-4

Le premier chantier, c’est la brigade défensive, et plus précisément le côté droit du top-4. La question posée est simple : David Reinbacher est-il proche de pouvoir remplir ce rôle?
Le jeune Autrichien poursuit son développement avec le Rocket de Laval, où il a saisi sa chance depuis le départ de Jayden Struble. Son nom revient chaque fois qu’on parle d’un renfort à la ligne bleue montréalaise. Mais entre briller dans la Ligue américaine et tenir 20 minutes par soir contre les meilleurs trios de la LNH, il reste une marche — et le Canadien devra décider s’il la franchit cette saison ou s’il cherche de l’aide ailleurs.
Deuxième centre : patience ou « go all-in »?
Le poste de deuxième centre est le feuilleton sans fin à Montréal. Faut-il être patient avec les solutions internes — Kirby Dach, Alex Newhook, Oliver Kapanen — ou passer en mode « tout miser » sur le marché des transactions?
Le dossier Dylan Larkin refuse de mourir : Elliotte Friedman lui-même refuse de dire jamais, et les partisans du Centre Bell scandent déjà son nom. Mais un centre de ce calibre coûterait une fortune en atouts. La direction jongle entre deux philosophies : développer Michael Hage et les jeunes, ou frapper un grand coup pendant que le noyau — Suzuki, Caufield, Slafkovský, Demidov — entre dans ses meilleures années.
Un ailier top-6, l’option réaliste?
Troisième piste, peut-être la plus réaliste : ajouter un ailier capable de jouer dans le top-6. Le trio francophone Danault–Bolduc–Texier fait des étincelles depuis sa formation, et les jeunes poussent fort, mais un marqueur établi sur une deuxième vague offensive changerait la dynamique de l’attaque.
Contrairement à un deuxième centre vedette, un ailier top-6 se trouve plus facilement sur le marché — et coûte moins cher en retour. C’est souvent par là que les équipes aspirantes complètent leur casse-tête sans hypothéquer leur avenir.
Le temps des « locations » est-il venu?
Dernière question, la plus délicate : le Canadien devrait-il envisager des joueurs de location à la date limite des transactions? Autrement dit : sacrifier des choix ou des espoirs pour un renfort à court terme, dans l’espoir d’un long parcours printanier.
C’est le dilemme classique d’une équipe en transition vers la victoire : la direction a bâti patiemment, mais les joueurs — et les partisans — sentent que le moment approche. Une location bien ciblée peut transformer une bonne équipe en prétendante. Encore faut-il viser juste.
Le débat est lancé, et il risque d’animer les discussions jusqu’au printemps. Une chose est sûre : avec une équipe qui veut gagner maintenant, la direction n’aura pas le luxe de rester les bras croisés.
Source : Marco D’Amico
