Ce soir à St. Louis, le Canadien mène 1-0 en deuxième période. Et son jeu de puissance? 0 en 3, avec deux petits tirs au but. Le but de Bolduc, lui, est venu à forces égales.
C’est l’histoire de ce début de saison : le CH gagne malgré son avantage numérique, pas grâce à lui.
Avant le match de ce soir, le chiffre faisait mal : 4 buts en 32 occasions, 12,5 %, 28e rang dans la LNH. Avec le 0 en 3 de ce soir, ça donne 4 en 35. L’an dernier, la même équipe tournait à 23,1 %. On est passé d’une arme à un boulet.
Et le pire, ce n’est pas juste la finition. En début de saison, aucune équipe de la LNH ne faisait pire que le CH pour se créer des chances en supériorité numérique — dernier pour les buts attendus par 60 minutes. Le problème n’est pas seulement de ne pas marquer : c’est de ne pas menacer.
Évidemment, il y a une explication qui pèse lourd : les deux cerveaux du jeu de puissance sont absents. Suzuki, blessé au haut du corps, est à l’écart pour 2 à 4 semaines. Demidov, toujours jour le jour, n’est pas du voyage. La première vague bricolée — Caufield, Slafkovsky, Kapanen, Dobson et Hutson — fait ce qu’elle peut, mais ce n’est pas la première vague prévue en début de saison.
Ce qui rend la chose encore plus frustrante : le désavantage numérique, lui, fonctionne. À 82,6 %, 12e dans la LNH, le CH tue ses punitions. Ce ne sont pas les unités spéciales qui sont brisées — c’est juste le jeu de puissance.
Mais voilà le côté encourageant, et il est énorme : malgré ce 12,5 %, le CH est 6-3-2, avec deux victoires sur ce voyage (Chicago 4-1, Winnipeg 2-1). Imaginez cette équipe quand l’avantage numérique va débloquer — et avec les retours de Demidov, puis de Suzuki, il va débloquer.
Parce qu’une équipe qui gagne en étant 28e en supériorité numérique, c’est une équipe qui a une marge de progression énorme devant elle.
Et vous, c’est quoi le problème selon vous? La finition, les absences, ou le système?
