Il y a des présences qui changent l’air d’un vestiaire. Dans une capsule publiée vendredi par Les Meneurs, Gilbert Dionne raconte ce qu’il ressentait devant Jean Béliveau, au temps du Forum de Montréal — et le frisson, des années plus tard, est toujours là.
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Un capitaine qui intimidait par son élégance
Gilbert Dionne l’admet sans détour : devant Jean Béliveau, il était intimidé. Pas par des éclats de voix — par tout le contraire. Le grand numéro 4, capitaine du Canadien, dégageait une élégance naturelle et restait entièrement tourné vers l’équipe.
Selon le récit de Dionne, Béliveau prenait le temps de souhaiter bonne chance aux joueurs et d’aider les anciens. Une autorité tranquille, qui commandait le respect sans jamais avoir à lever le ton.
Des fantômes qui se sentaient dans le vestiaire
C’est là que le récit devient presque surnaturel. Gilbert Dionne raconte que la présence des anciens se sentait, concrètement, dans le vestiaire du Forum — comme si les générations passées du Tricolore continuaient d’habiter les lieux et de veiller sur ceux qui portaient le chandail après eux.
Et son message ne s’arrête pas à la nostalgie : il invite les joueurs actuels du Centre Bell à bâtir, à leur tour, quelque chose d’assez fort pour que leurs successeurs ressentent un jour la même chose. En clair : à eux de créer leurs propres fantômes.
Source : « Jean Béliveau : les fantômes du Forum » — Les Meneurs (YouTube)
