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Depuis le tournant du siècle, le Canadien de Montréal a multiplié les coups d’éclat sur le marché des joueurs autonomes pour tenter de bâtir une équipe championne. Certains paris ont rapporté gros; d’autres sont rapidement devenus de coûteuses erreurs. The Hockey Writers dresse le palmarès des cinq pires signatures du CH depuis 2000 — sous-performance, blessures ou mauvais casting, il y a de tout.
5. Mike Hoffman : des buts, mais pas d’impact

À l’été 2021, Marc Bergevin a consenti à Mike Hoffman un contrat de trois ans et 13,5 millions de dollars. Le CH cherchait un ailier marqueur pour alimenter son attaque, et Hoffman, un franc-tireur au tir foudroyant, sortait d’une saison de 17 buts en 52 matchs avec les Blues de St-Louis, au lendemain de la longue course éliminatoire du Canadien en 2021.
La réalité n’a jamais rejoint les attentes : Hoffman est resté un contributeur régulier au chapitre des buts — 15 à sa première saison, 14 à sa deuxième —, mais son impact global a été décevant. Son jeu défensif a souvent été un boulet, et son inconstance aux deux extrémités de la patinoire lui a attiré les critiques.
4. Georges Laraque : beaucoup d’argent pour un dur à cuire
En 2008, le Canadien a signé Georges Laraque pour trois ans et 4,5 millions de dollars, dans l’espoir d’ajouter du muscle et de la robustesse à une formation réputée pour sa vitesse et son talent. Le passage de Laraque à Montréal a tourné à la déception : malgré sa réputation de dur à cuire, il n’a que rarement eu un impact réel sur la glace.
En 61 matchs pendant la durée de son contrat, il n’a récolté qu’un but et quatre passes. Son rôle d’homme fort n’a pas eu l’effet escompté, et sa production offensive limitée ne justifiait pas un impact salarial de 1,5 million de dollars par saison.
3. Daniel Brière : trop cher pour un vétéran en déclin
En 2013, le Canadien a signé Daniel Brière pour deux ans et 8 millions de dollars. Les espoirs étaient élevés : le vétéran, héros des séries avec les Sabres de Buffalo et les Flyers de Philadelphie, devait apporter de la profondeur offensive et du leadership à une équipe qui venait de terminer première de la division Atlantique.
À 35 ans, le déclin de Brière était évident, et la contribution attendue n’est jamais venue : seulement 13 buts et 25 points en 69 matchs, très loin du rendement attendu d’un joueur payé 4 millions de dollars par année. Il a été échangé à l’été 2014 à l’Avalanche du Colorado, en retour de P.A. Parenteau et d’un choix de cinquième ronde.
2. Sergei Samsonov : la déception russe
En 2006, le CH a consenti à Sergei Samsonov un contrat de deux ans et 7,05 millions de dollars pour ajouter un attaquant talentueux et rapide à une attaque qui manquait de punch. Choix de première ronde en 1997, Samsonov avait un solide pedigree offensif — mais l’entente est vite devenue l’une des plus décevantes de l’histoire récente du club.
Malgré un talent individuel indéniable, son séjour montréalais a été marqué par l’inconstance et l’absence de chimie avec le système du Canadien : seulement 16 points en 63 matchs, avant d’être échangé aux Blackhawks de Chicago en 2007.
1. Karl Alzner : la pire de toutes
En 2017, Marc Bergevin a fait un grand coup pour remplacer le vétéran Andrei Markov à la ligne bleue : un contrat de cinq ans et 23,125 millions de dollars pour Karl Alzner, réputé défenseur défensif fiable et régulier avec les Capitals de Washington.
Alzner n’a jamais été à la hauteur de son contrat. Le défenseur « shutdown » de Washington n’était plus là : incapable de s’adapter à la vitesse du jeu à Montréal, il a récolté un modeste 12 points en 82 matchs à sa première saison (2017-2018), sans la fiabilité défensive attendue. Pire : dès 2018-2019, il s’est retrouvé rétrogradé dans la Ligue américaine, passant une bonne partie de la saison avec le Rocket de Laval — la mesure même de l’écart entre le joueur payé et le joueur obtenu.
Conclusion de The Hockey Writers : des contrats décevants de vétérans comme Brière et Laraque aux déboires d’Alzner et Hoffman, les tentatives du Canadien d’ajouter des pièces par le marché des joueurs autonomes ont souvent tourné court — un rappel des risques de miser gros sur des joueurs établis sans vérifier comment ils s’intégreront au système et à la direction de l’équipe.
Source : The Hockey Writers
