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Le dossier Dylan Larkin refuse de se refermer. Ce mercredi, quatre textes parus à quelques heures d’intervalle le ramènent au centre de l’actualité du Canadien : une absence remarquée à Detroit, une analyse de l’offre que Montréal pourrait déposer, le dilemme bien réel du principal intéressé, et le prix demandé par Detroit, qualifié de « prohibitif ».
Absent de l’entraînement ce matin à Detroit

Dylan Larkin n’était pas sur la glace à l’entraînement des Red Wings de Detroit, ce mercredi matin. C’est ce qu’ont constaté plusieurs journalistes présents, dont Max Bultman.
À sa place au centre du deuxième trio, les Red Wings avaient placé Andrew Copp, habituellement le centre du troisième trio. Il n’y avait que 11 attaquants sur la glace pour les exercices.
Est-ce automatiquement le signe d’un échange imminent? Non, et Dose le reconnaît d’emblée : une simple journée de traitements reste possible. Mais dans le contexte actuel — la situation Connor Hellebuyck vient de se régler et les regards de la LNH se tournent vers Detroit — le détail ne passe pas inaperçu, et la disponibilité de Larkin pour le match de demain soulève des questions.
Source : Dose.ca
Ce que le Canadien pourrait offrir, selon The Hockey Writers
Pour The Hockey Writers, Larkin serait un complément idéal derrière Nick Suzuki : vitesse, production offensive, leadership et jeu responsable dans les deux sens. À 30 ans, sous contrat jusqu’en 2030-2031 à 8,7 millions $ par saison, il ne serait pas une solution temporaire.
Le prix serait évidemment élevé. Le nom qui revient d’abord est Michael Hage, l’un des plus beaux espoirs du Canadien au centre. Oliver Kapanen, 23 ans, déjà capable de contribuer dans la LNH, est une autre pièce possible, tout comme un jeune défenseur comme David Reinbacher ou Adam Engström, en plus de choix au repêchage.
Un ensemble hypothétique réunissant Hage, Kapanen et un choix représenterait un sacrifice majeur. La question, conclut l’analyse, est de savoir jusqu’où Montréal est prêt à hypothéquer son avenir — et si Detroit cherche des joueurs établis plutôt qu’un retour tourné vers le futur.
Source : The Hockey Writers
Le dilemme de Larkin, selon Karine Hains
Dans The Hockey News (texte repris par Yahoo Sports), Karine Hains rappelle le nœud du dossier : la liste d’équipes acceptées par Larkin est passée de quatre à dix formations — Floride, Minnesota, Tampa Bay et Vegas, puis Colorado et Washington, puis New Jersey, la Caroline et l’Utah — mais Montréal n’y figure toujours pas, et Detroit ne reçoit pas des équipes listées le type d’offre souhaité.
Pendant ce temps, le directeur général adjoint des Red Wings, Kris Draper, a assisté à trois des quatre derniers matchs du Canadien. Mardi à St. Louis, Adam Engström avait pris la place d’Arber Xhekaj dans la formation, et Oliver Kapanen pivote le premier trio depuis la blessure de Nick Suzuki : deux joueurs que Detroit pourrait vouloir observer de près, selon l’auteure.
Son hypothèse : Detroit espère que Larkin finira par accepter Montréal. Mais un déménagement à contrecœur comporte un risque — celui qu’il redemande un échange si sa famille ne s’y plaît pas, avec le prix réputationnel que cela aurait. À l’inverse, elle souligne le traitement réservé aux familles par l’organisation montréalaise, notamment lors de la récente Classique Héritage.
Sa conclusion : quatre mois après sa demande d’échange, Larkin est toujours à Detroit, parce qu’un départ se fera aux conditions des Red Wings, pas aux siennes. Et elle termine sur un fait qui rejoint le premier texte de ce dossier : ce matin, Larkin n’était pas sur la glace.
Source : The Hockey News, via Yahoo Sports
Un prix « prohibitif », selon Sportsnet
En début d’après-midi, Sportsnet a ajouté une pièce majeure au dossier : selon des sources de la ligue citées par le réseau, le prix demandé par Detroit pour Dylan Larkin n’est pas seulement exorbitant, il est présentement prohibitif.
« Ça devrait l’être », a commenté un dirigeant de l’Association de l’Est, sous couvert d’anonymat : Larkin est un centre numéro un depuis presque tout son séjour à Detroit, et son contrat de 8,7 millions $ jusqu’en 2031 vaut une prime dans le contexte actuel.
Sportsnet retrace aussi l’itinéraire de Kris Draper, le directeur général adjoint des Red Wings, qui épie le Canadien de près : présent à Toronto pour le premier match contre les Leafs, à Montréal le 20 octobre contre les Sharks, à Chicago vendredi dernier, puis à St. Louis mardi — avec des rumeurs de présence à la Classique Héritage de Winnipeg dimanche. Difficile de croire, souligne le réseau, que Detroit investirait autant si Larkin refusait catégoriquement Montréal.
Le réseau rappelle également les propos d’Elliotte Friedman à TNT : l’accueil réservé à Larkin par les partisans au Centre Bell aurait « fait bouger l’aiguille un peu ». Selon Friedman, un échange devrait être construit à rebours : Montréal et Detroit s’entendraient d’abord, puis présenteraient l’échange à Larkin pour vérifier s’il accepterait vraiment de venir.
Sportsnet soulève même une autre hypothèse pour expliquer la surveillance de Draper : le défenseur de six pieds six pouces Simon Edvinsson, qui boude présentement les Red Wings et demande un échange. Mais dans le dossier Larkin, les atouts que Draper évalue sont bien réels : Oliver Kapanen, Adam Engström, les deux gardiens derrière Fowler, et les espoirs Michael Hage, Alexander Zharovsky, David Reinbacher, Bryce Pickford et Luke Mittelstadt, qui mène présentement les marqueurs de la Ligue américaine.
Conclusion du réseau : les Red Wings (fiche de 5-4-3, quatre victoires en six matchs) ne sont pas pressés, et le prix ne baissera pas de sitôt. Larkin, lui, continue de jouer près de 22 minutes par match (deux buts et quatre passes en dix parties depuis son retour de blessure). Mais le Canadien est l’une des rares équipes capables de payer un prix exorbitant — le dossier pourrait donc aboutir, avec le temps.
Source : Sportsnet
🏒 LE DOSSIER LARKIN EN CHIFFRES
- 30 ans — l’âge du centre des Red Wings
- 8,7 M$ par saison, contrat valide jusqu’en 2031
- 10 équipes sur sa liste acceptée — Montréal n’y est pas
- 3 des 4 derniers matchs du Canadien observés par Kris Draper
- 11 attaquants seulement à l’entraînement de Detroit ce matin
