Table des matières
- José Théodore : « Dobes, c’est ton Halak »
- Tony Marinaro : Fowler, « dans la même lignée que Price, Roy et Vasilevskiy »
- Mario Langlois : « Échanger Dobes? On se calme le pompon »
Jacob Fowler connaît un début de saison de rêve. Six victoires en sept matchs, une moyenne de 1,54, une efficacité de ,942 — et un jeu blanc de 46 arrêts à St. Louis hier soir.
De quoi relancer le débat éternel à Montréal : qui est le gardien d’avenir du Canadien? Aux Amateurs de sports, sur les ondes du 98,5 FM, trois voix s’en sont mêlées — et ça monte en crescendo.
Car derrière Fowler, il y a Jakub Dobes, qui a déjà prouvé à ses débuts dans la LNH qu’il peut tenir le fort. Et il y a Samuel Montembeault, toujours à l’écart. Une compétition interne, c’est sain dans une équipe de hockey — jusqu’au retour du troisième gardien…
José Théodore : « Dobes, c’est ton Halak »
L’ancien gardien du Canadien ne passe pas par quatre chemins. Pour José Théodore, le duo actuel lui rappelle un autre duo qui a marqué Montréal.
« Dobes, c’est ton Halak. Price, c’est Fowler. On a adoré ce que Halak a fait — le printemps Halak, il était incroyable. Qu’est-ce qui est arrivé? On l’a échangé, on a gardé Price, et on connaît la suite. Ça va être la même chose : Dobes va avoir une belle carrière, mais en bout de ligne, on va garder Fowler. »
Théodore le précise : Jaroslav Halak a connu une carrière incroyable et il le respecte comme un numéro un de premier plan. Mais même après le printemps magique de 2010, le choix de Montréal était clair — l’avenir portait le numéro 31.
Tony Marinaro : Fowler, « dans la même lignée que Price, Roy et Vasilevskiy »
Tony Marinaro, lui, monte le ton d’un cran. À ses yeux, ce que Fowler accomplit est tout simplement rarissime.
« Ce sont rares les gardiens qui peuvent passer du junior majeur ou de la NCAA à la Ligue nationale. Il y en a des Carey Price, des Vasilevskiy, des Patrick Roy. Lui, il fait partie de cette lignée. Il n’est pas seulement le meilleur gardien des Canadiens au moment où on se parle — c’est un des meilleurs gardiens de la Ligue nationale. »
Et il y a cet arrêt contre Mark Scheifele, à Winnipeg, que Marinaro n’arrive pas à oublier : « La lecture de Fowler, le déplacement, la fluidité… le gars m’a fait penser à Carey Price. »
🏒 LES GARDIENS EN CHIFFRES
- Jacob Fowler : 7 matchs, fiche de 6-1, moyenne de 1,54, efficacité de ,942, 2 jeux blancs — dont celui de 46 arrêts à St. Louis.
- Jakub Dobes : 5 matchs, fiche de 1-2, moyenne de 4,47, efficacité de ,847 — un début de saison difficile, après des débuts spectaculaires dans la LNH.
- Samuel Montembeault : aucun match cette saison, toujours à l’écart du jeu. À son retour : trois gardiens, deux places.
Mario Langlois : « Échanger Dobes? On se calme le pompon »
Et puis, Mario Langlois vient fermer la boucle — en ramenant tout le monde sur terre.
« Avant que vous posiez la question — est-ce que c’est le temps d’échanger Dobes? On se calme le pompon. Dobes a eu un début de carrière spectaculaire, il a eu des séries spectaculaires. C’est pas un contre l’autre. On aime ça, braquer l’un contre l’autre, les débats, les controverses. Mais avec deux jeunes gardiens qui peuvent être bons tous les deux — avec Fowler, qui est l’homme du moment — le Canadien est en business. »
Langlois en est convaincu : à un moment ou l’autre cette saison, Dobes redeviendra l’homme de la situation. Les saisons de gardiens sont longues, et les rôles changent vite.
Pour l’instant, le Canadien gagne et la compétition devant le filet est saine. Le vrai casse-tête viendra plus tard : quand Montembeault reviendra, il y aura trois gardiens pour deux places. D’ici là, Montréal peut savourer son problème de riches.
Source : José Théodore, Tony Marinaro et Mario Langlois — Les amateurs de sports, 98,5 FM. Statistiques : LNH.
