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Le Canadien a encaissé une défaite de 4-3 en prolongation contre les Sharks de San Jose, mardi, et Cole Caufield n’a pas caché sa frustration après le match : selon lui, ce sont les pénalités stupides des siens qui ont coûté la victoire.
Caufield ne mâche pas ses mots
Deux pénalités ont tout changé. En milieu de troisième période, Arber Xhekaj s’est colletaillé avec Michael Kesselring, écopant de quatre minutes de pénalité (conduite antisportive et rudesse) qui ont ouvert la porte au but égalisateur des Sharks. Puis, en prolongation, Jakub Dobes a étiré le bras pour bloquer le chemin de Collin Graf et a été puni pour obstruction ; Macklin Celebrini a marqué le but gagnant pendant l’avantage numérique qui a suivi. Dobes n’est d’ailleurs pas apparu dans le vestiaire après le match.
Contenant visiblement sa colère, Caufield a été cinglant : « Nous nous sommes tirés dans le pied, ces pénalités n’étaient d’aucune utilité. Nous leur avons donné l’occasion de revenir dans le match. C’est un manque de maturité. On jouait bien, mais nous avons pris des pénalités stupides, ce qui leur a donné des occasions de revenir dans le match. »
Il a commenté ouvertement les deux gestes : « Arber n’avait pas besoin de faire ça. Je ne crois pas que quelqu’un voulait se battre dans cette équipe et il devrait le savoir, mais ça arrive dans le feu de l’action. Jakub est un compétiteur, mais ce n’était pas nécessaire à ce moment du match. On ne peut pas donner aux arbitres une occasion de lever le bras. »
Frustration dans le vestiaire
C’est la quatrième fois cette saison que le Canadien laisse filer une avance de deux buts — il a gagné deux de ces matchs et perdu les deux autres. Juraj Slafkovsky pestait lui aussi : « C’est la troisième fois dans les quatre derniers matchs que nous amorçons la troisième période avec une avance et que nous nous tirons dans le pied. Ça ne peut pas arriver. Nous n’allons pas gagner toutes les prolongations que nous jouons. »
Plus diplomate, Alexandre Carrier a résumé : « Les revirements, les punitions, ça nous a pété dans la face aujourd’hui. » Et Kaiden Guhle espère un déclic : « Peut-être que nous avons appris notre leçon aujourd’hui et que ça n’arrivera plus. » Le groupe aura la journée de mercredi pour y réfléchir, en congé avant de partir pour quatre matchs à l’étranger.
Source : Journal de Montréal (Dave Lévesque)

