Larkin partout : la saga qui rappelle (douloureusement) celle de Vincent Lecavalier

Ça commence à être gossant, non? Larkin ici, Larkin là. En deux jours, pas moins de six articles sur Dylan Larkin sur ce site. Les chants « We Want Larkin » au Centre Bell, sa réaction, le débat sur une transaction, son entourage à convaincre selon Renaud Lavoie… On n’en peut plus.

Et pourtant, tout ça nous donne une impression de déjà-vu. Parce qu’on a déjà vécu ça. Ça s’appelait Vincent Lecavalier.

Le parallèle est frappant. Deux centres étoiles, deux visages de franchise. Deux clauses de non-échange contraignantes qui compliquent tout. Deux sagas où Montréal se retrouve au cœur des rumeurs pendant des mois, des années même. Et deux foules qui rêvent tout haut.

Rappelons-nous. Lecavalier, premier choix au total en 1998, capitaine du Lightning, champion de la Coupe Stanley en 2004. Pendant plus d’une décennie, son nom est revenu comme un refrain chaque fois que le Canadien cherchait un centre numéro un. « Lecavalier à Montréal? » On en a parlé en 2008, en 2009, et entre les deux aussi. Les partisans en rêvaient la nuit.

Et puis? Rien. Le Lightning l’a racheté à l’été 2013, et Lecavalier a signé avec… les Flyers de Philadelphie. Pas Montréal. Jamais Montréal.

Aujourd’hui, c’est Dylan Larkin qui fait tourner les têtes. L’ancien capitaine des Red Wings, 30 ans, sous contrat jusqu’en 2031, a demandé une transaction cet été. Sa clause ne comprend qu’une poignée d’équipes, toutes américaines. Samedi, le Centre Bell lui a réservé tout un accueil : chants, affiches, ovation. Selon Renaud Lavoie, Larkin n’aurait rien contre le Canadien, mais ce serait son entourage qu’il faudrait convaincre.

Ça vous rappelle quelque chose? Un joueur qui « n’aurait rien contre Montréal », mais dont la clause complique tout, et une ville qui se met à rêver?

Il y a quand même une différence de taille : Lecavalier était un gars de chez nous, un Québécois de l’Île-Bizard. Ça rendait le rêve encore plus cruel quand il s’est effondré. Larkin, lui, est un Américain du Michigan. Le cœur saigne un peu moins.

Mais la leçon de la saga Lecavalier reste valable : ces feuilletons-là finissent rarement avec le joueur en uniforme tricolore. Alors oui, on va continuer à surveiller le dossier Larkin, c’est notre travail. Mais on le fera en se rappelant que le dernier épisode de ce genre de saga s’est terminé à Philadelphie.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x