À New York, la situation devant le filet est devenue critique. Les Rangers ont perdu Igor Shesterkin pour le reste de la saison et Joonas Korpisalo est à l’écart pour quatre semaines. Il ne reste au club que deux gardiens recrues totalisant à peine cinq matchs d’expérience dans la LNH. Pendant ce temps, à Montréal, le Canadien croule sous les options.
C’est la chroniqueuse Karine Hains, du site The Hockey News, qui soulève l’hypothèse : et si les deux clubs pouvaient s’entraider? Jacob Fowler a été brillant en remplacement de Samuel Montembeault, blessé — 30 arrêts puis six tireurs frustrés en fusillade samedi contre Detroit, une performance qui rappelle Carey Price à certains observateurs. Le problème, c’est qu’au retour de Montembeault, le Canadien devra renvoyer Fowler à Laval… à moins de trouver un nouveau club pour son vétéran.
Or Montembeault en est à la dernière année de son contrat, à 3,15 millions $. Les Rangers, eux, ont placé Shesterkin sur la liste des blessés à long terme, ce qui leur libère 3,97 millions $ sous le plafond salarial — de quoi absorber le salaire du Québécois. L’été dernier, le CH n’avait pas trouvé preneur pour Montembeault, faute d’une offre jugée suffisante. Mais la situation précaire des Rangers pourrait bien changer la donne.
Les deux organisations ont d’ailleurs déjà fait affaire récemment : l’été dernier, William Trudeau a pris le chemin de New York en retour de Brett Berard. Et à Montréal, la hiérarchie est loin d’être réglée : Jakub Dobes était le numéro un au camp d’entraînement, mais Martin St-Louis a préféré garder Fowler pour un cinquième match, ce qui soulève bien des questions.
Comme le conclut l’article : il n’y a jamais de moment ennuyant à Montréal. Trouver une nouvelle destination pour Montembeault permettrait au Tricolore de garder ses deux jeunes gardiens dans la LNH.

