Canadiens · 24 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Sans Suzuki, le Canadien vante son jeu collectif après la victoire à Chicago

Mike Matheson et Jacob Fowler en point de presse après le match à Chicago

Le Canadien a gagné un premier match cette saison sans son capitaine. Vendredi soir, au United Center, le Tricolore a battu les Blackhawks de Chicago par la marque de 4-1, malgré l’absence de Nick Suzuki — qui manquait un match pour la première fois de sa carrière, mettant fin à une séquence de 546 matchs consécutifs — et celle d’Ivan Demidov. Jake Evans a marqué deux buts, dont un en désavantage numérique, Kaiden Guhle a aussi touché la cible, Mike Matheson a fermé les livres dans un filet désert à son retour au jeu et Jacob Fowler a réalisé 20 arrêts. En point de presse d’après-match, un mot revenait partout : le collectif.

Evans : moins d’erreurs, une troisième période mature

Pour Jake Evans, la différence avec les autres soirs tient d’abord à la gestion du match : moins de revirements et moins d’erreurs mentales. « Less mental mistakes I think was a big thing », a-t-il résumé, en soulignant que l’équipe n’avait pris qu’une seule pénalité qu’il a qualifiée de limite. Il a aussi vanté une troisième période mature, avec une rondelle bien gérée pour protéger l’avance — un modèle, selon lui, pour gagner plus souvent.

Sur ses deux buts, Evans a expliqué que le premier était venu après un bon échec avant, avec beaucoup de temps pour tirer. Sur le second, marqué en désavantage numérique, il a vu Kaiden Guhle s’ouvrir pour recevoir une passe, mais il a choisi de tirer lui-même.

Fowler et Guhle : des joueurs qui ont pris le relais

Devant le filet, Jacob Fowler a salué un jeu collectif réussi malgré des absents importants : des joueurs ont pris le relais, Evans a marqué deux gros buts et le désavantage numérique a été excellent toute la soirée. « Our collective game was great », a dit le gardien, qui a décrit une troisième période mature pour enfin fermer un match. Il a présenté Evans comme l’un des cœurs de l’équipe en l’absence de Suzuki, dont il a rappelé qu’il n’avait jamais manqué un match en carrière.

Sur le but de Connor Bedard, le seul qu’il a accordé, Fowler s’est montré exigeant envers lui-même : même face à un tireur d’élite, il estime que lorsqu’il voit le tir, il doit l’arrêter. Il a aussi reconnu la part de chance de la soirée, avec des poteaux et des transversales qui auraient pu changer le match : « Sometimes you create your own luck » — parfois, on crée sa propre chance.

Kaiden Guhle a tenu le même discours : sans Suzuki, une pièce maîtresse des deux côtés de la patinoire, chacun doit en donner plus et l’équipe doit jouer encore plus ensemble — un test qu’il croit le groupe capable de réussir. Il a jugé la troisième période probablement la meilleure du match : jeu simple en défense, rondelles au fond de la zone et échec avant revigoré. Guhle s’est dit très heureux pour Evans, un joueur d’équipe, et pour son trio, dur sur la rondelle. Il a qualifié la rencontre de victoire typique à l’étranger : « Gritty road win », après une première période chancelante, une avance prise en deuxième et conservée jusqu’au bout.

Matheson : un retour, et une autre façon de gagner

De retour dans la formation, Mike Matheson a expliqué avoir laissé les choses se calmer un peu plus d’une semaine avant de décider de revenir au jeu. Il a décrit un match sans éclat particulier, où il faut trouver une autre façon de gagner, et il a loué le jeu collectif des siens ainsi que leur solidité défensive en troisième période. C’est lui qui a complété la marque dans un filet désert en fin de rencontre.

St-Louis : le collectif, plus fort que tout individu

L’entraîneur-chef Martin St-Louis a mis le point final sur le thème de la soirée. Le jeu collectif, une priorité depuis le camp d’entraînement et une construction de quatre ans, doit être plus puissant que tout individu. En perdant Suzuki et Demidov, a-t-il expliqué, c’est ce collectif, des deux côtés de la rondelle, qui devient indispensable — et ses joueurs ont répondu présents : « Answered the bell with that tonight. »

St-Louis a défini ce jeu collectif par des principes et des règles de jeu qui créent de l’équilibre sur la glace, notamment en attaque : des positions prévisibles, une première option lisible pour le porteur de la rondelle, puis les autres options qui s’enchaînent. Le premier but du match, a-t-il noté, est né de cet équilibre : « It goes bang bang bang. » Il s’est aussi dit satisfait de la troisième période et du temps passé en zone adverse, en plus de saluer la soirée d’Evans, au cœur de l’équipe, en désavantage numérique comme à l’attaque.

Le Canadien jouera son prochain match dimanche, à Winnipeg, contre les Jets.

Source : Canadiens de Montréal — chaîne YouTube officielle (point de presse d’après-match, 23 octobre 2026)

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